
Institut Weizmann des sciences mène une mission scientifique innovante en Afrique de l’Est et australe, en déployant un laboratoire climatique mobile installé sur un camion spécialement équipé. L’objectif est d’améliorer la compréhension des interactions entre les écosystèmes et l’atmosphère dans un contexte de changement climatique.
Un laboratoire mobile pour étudier le climat sur le terrain
Contrairement aux stations de recherche fixes, ce dispositif permet aux scientifiques de se déplacer entre différents environnements naturels afin de comparer les données recueillies. L’objectif est de mesurer les échanges de dioxyde de carbone, vapeur d’eau et énergie entre la végétation et l’air.
Selon les chercheurs, cette approche mobile pourrait combler un important manque de données climatiques, notamment en Afrique de l’Est, où les sites de mesure restent limités.
Une coopération internationale autour du réseau Fluxnet
Le projet est mené en coopération avec Fluxnet, un réseau mondial regroupant environ 600 sites de mesure climatique. L’Afrique de l’Est y reste encore peu représentée, ce qui rend cette mission particulièrement stratégique pour la recherche scientifique mondiale.
Une mission étendue sur plusieurs pays africains
Après plusieurs années d’utilisation en Israël, le laboratoire mobile a été modernisé puis acheminé vers le Kenya. La mission a débuté officiellement en février et devrait se poursuivre pendant deux à trois ans.
Les équipes scientifiques prévoient de travailler dans plusieurs pays, notamment le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, le Botswana et la Namibie, en explorant différents écosystèmes allant des savanes aux forêts tropicales.
Des données pour améliorer les modèles climatiques mondiaux
Les données collectées doivent permettre d’affiner les modèles climatiques internationaux et d’aider les décideurs locaux à élaborer des politiques environnementales plus précises et basées sur des données scientifiques fiables.
Le projet mobilise une dizaine de chercheurs du Weizmann Institute, qui se relaient sur le terrain africain pour assurer la continuité des mesures et des analyses.





















