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180 agences bancaires fermées au Maroc en 2025 : les banques traditionnelles reculent, les banques participatives progressent légèrement

Le réseau bancaire marocain poursuit sa restructuration. Selon le rapport « Implantation Bancaire 2025 » publié par Bank Al-Maghrib, le nombre d’agences bancaires a continué de diminuer en 2025, tandis que les banques participatives ont enregistré une légère progression, reflet de la digitalisation croissante du secteur et de la réorganisation des réseaux de distribution.

D’après ce rapport élaboré par la Direction des statistiques et de la gestion des données de la Banque centrale, le nombre total d’agences est passé de 5 701 en 2024 à 5 550 fin 2025, soit une baisse nette de 151 agences.

Au cours de l’année, seules 29 nouvelles agences ont été ouvertes à l’échelle nationale, contre 180 fermetures, confirmant la stratégie des établissements bancaires visant à rationaliser leurs réseaux physiques.

Les banques traditionnelles les plus touchées

Les banques conventionnelles ont enregistré la plus forte contraction, leur réseau passant de 5 486 à 5 331 agences. Cette évolution résulte de l’ouverture de 25 nouvelles agences contre 180 fermetures.

Le Groupe Banque Populaire est l’établissement ayant le plus réduit son réseau avec 66 agences fermées, suivi de Bank of Africa (43 fermetures) et d’Attijariwafa Bank (27 fermetures).

À l’inverse, Al Barid Bank a poursuivi son expansion en ouvrant sept nouvelles agences, sans aucune fermeture, portant ainsi son réseau à 950 agences, l’un des plus importants du Royaume.

Une progression limitée des banques participatives

Les banques participatives ont, de leur côté, poursuivi leur développement, bien qu’à un rythme modéré. Leur réseau est passé de 206 à 210 agences, grâce à l’ouverture de quatre nouvelles agences, sans aucune fermeture.

Les banques offshore ont, quant à elles, conservé un réseau stable de neuf agences.

Casablanca-Settat reste en tête

Au niveau régional, Casablanca-Settat demeure la région la mieux dotée avec 1 559 agences bancaires, malgré 59 fermetures et seulement six nouvelles ouvertures.

Elle est suivie par Rabat-Salé-Kénitra avec 829 agences, puis Fès-Meknès avec 645 agences. À l’opposé, Dakhla-Oued Eddahab reste la région la moins couverte avec 32 agences.

Des disparités persistantes

En matière de densité bancaire, calculée sur la base du nombre d’adultes par agence, la région de l’Oriental affiche la meilleure couverture avec 3 460 adultes par agence, devant Casablanca-Settat (3 681 adultes par agence).

À l’inverse, Drâa-Tafilalet présente la plus faible densité bancaire avec 7 870 adultes par agence, suivie de Marrakech-Safi (7 201 adultes par agence), illustrant les disparités territoriales persistantes en matière d’accès aux services bancaires.

Selon Bank Al-Maghrib, ces évolutions traduisent une transformation progressive du paysage bancaire marocain, marquée par la réduction des réseaux traditionnels, le développement mesuré des banques participatives et le renforcement des canaux numériques afin de répondre aux nouvelles attentes des clients et aux exigences du marché.

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