
Younes Sekkouri appelle à des législations audacieuses face à l’impact de l’intelligence artificielle sur l’emploi
Le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a plaidé pour l’adoption de législations innovantes et de politiques anticipatives afin de faire face aux transformations profondes provoquées par l’intelligence artificielle sur le marché du travail, notamment pour les jeunes diplômés.
L’adhésion des citoyens, un facteur clé de réussite
Intervenant lors du Forum parlementaire économique de Marrakech pour la région euro-méditerranéenne et du Golfe, le ministre a souligné que la réussite des projets régionaux et transfrontaliers repose avant tout sur une volonté collective et une implication active des citoyens.
Selon lui, les parlements jouent un rôle essentiel en relayant les attentes des populations et en veillant à ce que les politiques publiques répondent aux besoins réels des sociétés, au-delà des seules considérations techniques ou financières.
Des défis économiques et sociaux de plus en plus complexes
Younes Sekkouri a également évoqué plusieurs enjeux majeurs qui façonnent aujourd’hui l’agenda international, notamment l’intégration économique, l’endettement croissant des États, ainsi que les défis liés à la sécurité alimentaire, hydrique et climatique dans un contexte géopolitique marqué par de fortes incertitudes.
Ces problématiques nécessitent, selon lui, des réponses concertées capables de concilier développement économique, cohésion sociale et durabilité.
L’intelligence artificielle transforme le marché du travail
Le ministre a mis en garde contre les effets rapides de l’intelligence artificielle et de l’économie numérique sur l’emploi. Il a indiqué que plusieurs études internationales estiment que les opportunités professionnelles pour les jeunes diplômés pourraient diminuer de 13 à 22 % à l’échelle mondiale, en raison de l’automatisation croissante de nombreuses tâches.
Face à cette évolution, il estime indispensable d’adapter les cadres législatifs et les politiques de formation afin de préparer les nouvelles générations aux métiers émergents et aux compétences recherchées dans l’économie numérique.
Remettre l’humain au cœur des politiques publiques
Pour Younes Sekkouri, la transition technologique ne doit pas se limiter à l’adoption de nouveaux outils numériques. Elle doit s’accompagner d’une réflexion plus large plaçant le capital humain au centre des stratégies de développement.
Le ministre considère que l’investissement dans les compétences, la formation continue et l’inclusion sociale constitue la meilleure réponse aux mutations du marché du travail induites par l’intelligence artificielle.
Une vision fondée sur l’inclusion et le développement durable
Le responsable gouvernemental a également rappelé l’importance des politiques d’intégration sociale dans la réussite des stratégies économiques. Selon lui, l’expérience marocaine démontre que le développement économique durable passe nécessairement par la protection des droits fondamentaux et le renforcement de la cohésion sociale.
Il a conclu en soulignant que les mutations technologiques actuelles exigent une mobilisation collective des gouvernements, des institutions et des acteurs économiques afin de construire un modèle de croissance capable de tirer parti des opportunités offertes par l’intelligence artificielle tout en préservant l’emploi et l’inclusion sociale.





















