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Quatre entreprises internationales en lice pour fournir les rails du TGV Kénitra-Marrakech

Le projet de ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech franchit une nouvelle étape avec le lancement d’un appel d’offres international par l’Office national des chemins de fer (ONCF) pour la fourniture de nouveaux lots de rails destinés à la réalisation de cette infrastructure ferroviaire stratégique.

La valeur estimative du marché dépasse 151 millions de dirhams. Six entreprises internationales spécialisées dans la production et la fourniture de rails avaient initialement participé à la procédure, avant que la sélection administrative ne réduise la compétition à quatre candidats autorisés à présenter leurs offres financières.

Les propositions retenues affichent des écarts importants. Elles varient entre environ 179,96 millions et 211,96 millions de dirhams, soit des montants supérieurs à l’estimation initiale établie par l’ONCF.

L’entreprise italienne JSW Steel Italy Piombino SpA a présenté l’offre financière la moins élevée parmi les quatre candidats encore en lice. Elle est suivie par l’indienne Jindal Steel Limited, le groupe chinois China Railway Material Group H(K) et l’allemande Saarstahl Rails SAS.

Deux entreprises chinoises, China Railway Materials Track et China Railway Shanhaiguan Bridge, ont en revanche été écartées au terme de la phase administrative et n’ont pas pu accéder à l’étape d’examen des offres financières.

JSW Steel Italy Piombino dispose déjà d’une expérience avec l’ONCF. En décembre 2024, l’entreprise avait remporté un marché portant sur la fourniture de rails destinés au projet de ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech, pour une valeur avoisinant 653 millions de dirhams.

Son site industriel de Piombino bénéficie par ailleurs d’une longue expérience dans la production de rails, avec une activité remontant à 1909. L’usine est aujourd’hui contrôlée par le groupe indien JSW.

Jindal Steel Limited figure pour sa part parmi les principaux producteurs privés d’acier en Inde et occupe une place importante dans l’industrie ferroviaire du pays. Sa participation à cette procédure revêt un intérêt particulier puisqu’il s’agit, selon les données disponibles, de sa première participation à un marché de fourniture de rails pour l’ONCF.

Le groupe chinois China Railway Material Group H(K) dispose également d’une expérience récente sur le marché marocain. En avril 2025, il avait remporté un contrat d’environ 489 millions de dirhams pour la fourniture de rails destinés au même projet.

La société allemande Saarstahl Rails SAS fait également partie des entreprises déjà connues de l’ONCF. Elle avait notamment fourni environ 60 rails destinés au réseau ferroviaire conventionnel marocain en 2022.

Cette nouvelle compétition intervient alors que le Maroc accélère la mise en œuvre de son programme de développement ferroviaire, notamment avec l’avancement de la ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech et la modernisation parallèle du réseau conventionnel reliant plusieurs grandes villes du Royaume.

La fourniture des rails constitue un élément essentiel de la réalisation de la nouvelle ligne, compte tenu des exigences techniques particulièrement élevées imposées par les infrastructures dédiées aux trains à grande vitesse.

La diversité des entreprises engagées dans cette procédure témoigne également de l’intérêt international suscité par les projets ferroviaires marocains. Des groupes industriels italiens, indiens, chinois et allemands sont ainsi en concurrence pour participer à la réalisation de cette infrastructure.

Les offres restent soumises aux évaluations technique et financière avant la désignation définitive de l’entreprise attributaire. Cette nouvelle étape confirme néanmoins la poursuite de la mobilisation des équipements et des ressources nécessaires à l’extension du réseau marocain à grande vitesse.

À travers le projet LGV Kénitra-Marrakech, le Maroc poursuit ainsi son ambition de faire du rail un pilier majeur de son système de transport, en développant de nouvelles lignes à grande vitesse tout en modernisant le réseau conventionnel afin d’améliorer la connexion entre les principales villes et de soutenir la mobilité des voyageurs ainsi que les activités économiques et touristiques.

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