
Une entreprise américaine choisit le Maroc pour une usine de composants automobiles, production prévue en 2028
Le Maroc poursuit son ascension comme plateforme industrielle automobile en Afrique avec l’annonce d’un nouvel investissement américain. Gentex Corporation, spécialisée dans la fabrication de composants automobiles et de technologies embarquées, a choisi le Royaume pour accueillir une nouvelle unité industrielle dont le démarrage de la production est prévu en 2028.
Le projet s’inscrit dans la stratégie de Gentex visant à renforcer sa présence en Afrique du Nord et à rapprocher ses capacités de production de ses principaux clients européens. L’entreprise entend ainsi répondre à l’évolution des chaînes d’approvisionnement mondiales et à la demande croissante des constructeurs automobiles pour des capacités industrielles implantées à proximité de leurs marchés.
Selon les informations communiquées par l’entreprise, le projet marocain intervient également à la demande de plusieurs clients européens, qui souhaitent disposer de capacités de production régionales afin d’accompagner leurs activités sur le marché européen.
Gentex a déjà franchi plusieurs étapes préparatoires, notamment la sélection du site destiné à accueillir l’usine et la signature d’une lettre d’intention. Le projet bénéficie également du soutien des autorités marocaines pour la création de la structure locale.
Dans sa première phase, la future usine devrait principalement assurer l’assemblage final de rétroviseurs électrochromiques à atténuation automatique, ainsi que de différents modules électroniques destinés à l’industrie automobile. Une partie des opérations actuellement réalisées dans les installations de Gentex aux États-Unis pourrait ainsi être transférée vers le Maroc.
Cette implantation répond à la volonté du groupe de rendre sa chaîne d’approvisionnement plus flexible et de réduire les distances entre ses sites de production et ses clients. Le constructeur américain estime que les fabricants automobiles européens s’orientent de plus en plus vers des modèles de production régionale afin de simplifier leur logistique et de limiter leur exposition aux perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales.
Avant de retenir le Maroc, Gentex a étudié plusieurs options en Europe de l’Est et en Afrique du Nord. L’évaluation a notamment porté sur la stabilité, les risques géopolitiques, les accords commerciaux, les droits de douane, la fiabilité de l’approvisionnement énergétique, les incitations à l’investissement ainsi que les coûts d’exploitation.
À l’issue de cette comparaison, le Maroc s’est imposé comme l’option privilégiée par le groupe américain. L’entreprise estime par ailleurs que cette implantation ne devrait pas entraîner une hausse significative de ses coûts opérationnels, les principales technologies et capacités d’ingénierie devant continuer à être fournies depuis ses infrastructures existantes.
L’arrivée de Gentex intervient alors que le Maroc consolide sa position comme l’un des principaux pôles automobiles du continent africain. Le Royaume bénéficie notamment d’une infrastructure industrielle développée, d’une proximité géographique avec l’Europe et d’un important réseau d’accords commerciaux, autant d’atouts qui renforcent son attractivité auprès des équipementiers internationaux.
Les pôles industriels de Tanger, Kénitra et Casablanca constituent aujourd’hui des composantes majeures de cet écosystème, qui rassemble des constructeurs internationaux ainsi qu’un large réseau de fournisseurs spécialisés dans les différents segments de la chaîne de valeur automobile.
Le Maroc accueille notamment les activités industrielles de Renault Group à Tanger et Casablanca, ainsi que celles de Stellantis à Kénitra, où le groupe poursuit le développement de ses capacités de production. Cette base industrielle permet au Royaume de proposer un environnement intégré aux nouveaux équipementiers souhaitant se rapprocher des marchés européens.
L’implantation de Gentex devrait ainsi enrichir davantage l’écosystème automobile marocain, notamment dans les domaines des rétroviseurs intelligents, des systèmes électroniques et des technologies embarquées. Ces composants prennent une importance croissante avec la transformation de l’industrie automobile vers des véhicules davantage connectés, automatisés et dépendants des technologies électroniques.





















