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Maroc-Russie : un partenariat qui s’étend au nucléaire civil, à l’énergie et au dessalement

Les relations entre le Maroc et la Russie pourraient franchir une nouvelle étape avec l’élargissement des domaines de coopération à plusieurs secteurs stratégiques, notamment les usages pacifiques de la technologie nucléaire, l’énergie, le dessalement de l’eau de mer, ainsi que des applications dans les domaines médical et agricole.

Cette évolution intervient alors que le Maroc cherche à diversifier ses sources d’énergie et d’approvisionnement en eau et à mobiliser de nouvelles technologies pour répondre aux défis liés à la sécurité hydrique et énergétique. La coopération pourrait également concerner des secteurs prioritaires comme la santé et l’agriculture.

Cité par l’agence russe Sputnik, l’ambassadeur de Russie au Maroc, Igor Belyaev, a fait part de la disponibilité de son pays à partager son expertise dans le domaine du nucléaire civil avec le Royaume. Il a notamment mis en avant l’expérience accumulée par la Russie dans le développement des technologies nucléaires et leurs différentes applications pacifiques.

La coopération envisagée ne se limiterait pas à la production d’électricité d’origine nucléaire. Elle pourrait également couvrir plusieurs applications civiles, notamment la médecine nucléaire, à travers l’utilisation des radio-isotopes pour le diagnostic et certains traitements, ainsi que des applications agricoles permettant d’améliorer les pratiques culturales, de mieux gérer les engrais et de suivre l’évolution des sols.

Le dessalement de l’eau de mer figure également parmi les domaines susceptibles de bénéficier de cette coopération technologique. Face au stress hydrique croissant, le Maroc mise de plus en plus sur le dessalement pour renforcer ses ressources en eau potable et répondre aux besoins des différents secteurs économiques.

Le Royaume déploie déjà un vaste programme de développement des capacités de dessalement, faisant de l’intégration de nouvelles technologies un enjeu important pour renforcer durablement sa sécurité hydrique.

La coopération énergétique entre Rabat et Moscou n’est toutefois pas nouvelle. Selon l’ambassadeur russe, les relations dans ce domaine remontent à l’époque de l’Union soviétique, notamment avec l’équipement de la centrale thermique de Jerada par du matériel soviétique.

La société russe Power Machines a également participé à l’équipement d’une centrale hydroélectrique au Maroc, contribuant ainsi au développement des échanges techniques entre les institutions marocaines et russes dans le domaine des infrastructures énergétiques.

Le groupe russe entend par ailleurs maintenir sa présence sur le marché marocain, aussi bien à travers la maintenance et la modernisation des équipements déjà installés que par une éventuelle participation à de nouveaux projets de production d’électricité et de développement des infrastructures énergétiques.

Parmi les pistes évoquées figure notamment la réhabilitation de certaines installations thermiques et hydroélectriques afin d’améliorer leur efficacité et leur rendement, ainsi que l’étude de nouvelles opportunités dans le domaine de la production électrique.

L’élargissement de la coopération aux usages pacifiques du nucléaire revêt un intérêt particulier pour le Maroc, qui cherche à diversifier ses partenaires internationaux et à renforcer son accès aux technologies et aux expertises dans des secteurs considérés comme stratégiques.

De telles collaborations pourraient également favoriser le développement de la recherche scientifique, de la formation et du transfert de technologies, tout en contribuant à renforcer les compétences nationales dans les applications civiles du nucléaire.

Cette dynamique ouvre ainsi la voie à une relation maroco-russe plus diversifiée, dépassant le cadre traditionnel de la coopération énergétique pour s’étendre à des partenariats technologiques, scientifiques et industriels dans le nucléaire civil, le dessalement de l’eau, la santé et l’agriculture, en phase avec les priorités du Royaume en matière de sécurité hydrique, énergétique et de développement durable.

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