
Le Maroc prévoit 36 stations de dessalement pour renforcer sa sécurité hydrique à l’horizon 2030
Le Maroc accélère le déploiement de son programme national de dessalement de l’eau de mer afin de renforcer sa sécurité hydrique face au stress hydrique, à la baisse des ressources conventionnelles et à la succession des périodes de sécheresse.
Le Royaume prévoit ainsi la réalisation de 36 stations de dessalement à l’horizon 2030, avec pour objectif de sécuriser l’approvisionnement en eau potable et de répondre aux besoins croissants du secteur agricole en matière d’irrigation.
Selon les données de la plateforme « Al Ma Dyalna » relevant du ministère de l’Équipement et de l’Eau, ces projets s’inscrivent dans une stratégie visant à diversifier les ressources hydriques et à développer davantage les ressources non conventionnelles.
La capacité nationale de production d’eau dessalée devrait atteindre environ 1,7 milliard de mètres cubes par an d’ici 2030, ce qui permettrait de couvrir près de 60 % des besoins du Maroc en eau potable.
Plusieurs projets sont déjà en exploitation, tandis que d’autres sont en cours de réalisation ou de programmation. Parmi les principales infrastructures figure notamment la station de dessalement de Casablanca, considérée comme l’un des projets les plus importants de ce type en Afrique, aux côtés de plusieurs installations prévues dans différentes villes côtières.
À travers ces investissements, les autorités marocaines cherchent également à améliorer la répartition des ressources hydriques sur le territoire, dans un contexte marqué par l’augmentation de la demande liée à la croissance démographique, au développement économique et aux besoins croissants de l’agriculture.
La stratégie nationale ne repose toutefois pas uniquement sur le dessalement. Elle comprend également des projets d’interconnexion des bassins hydrauliques ainsi que le recours à des unités mobiles de traitement et de production d’eau, notamment au profit des zones rurales confrontées à des difficultés d’accès à la ressource.
Le développement du dessalement constitue ainsi l’un des principaux piliers de la politique marocaine de l’eau. Il vise à renforcer la résilience du système hydrique national face aux effets du changement climatique et à garantir, sur le long terme, un approvisionnement durable en eau pour les populations et les activités économiques.




















