
Cosumar se lance dans la production de CO₂ alimentaire avec un investissement de plus de 500 millions de dirhams
Le groupe Cosumar s’apprête à élargir ses activités industrielles avec le lancement d’une nouvelle unité dédiée à la production de dioxyde de carbone liquide de qualité alimentaire. Implantée à Casablanca, cette unité devrait entrer en exploitation industrielle au premier trimestre 2027, pour un investissement dépassant 500 millions de dirhams.
Le projet prévoit, dans sa première phase, une capacité de production d’environ 20.000 tonnes par an de CO₂ liquide de qualité alimentaire, avec les premières livraisons attendues au cours des premiers mois de 2027.
Le calendrier du projet a ainsi été ajusté par rapport aux prévisions initiales, qui envisageaient un démarrage de la production avant la fin de 2026. La mise en service est désormais attendue au premier trimestre 2027.
L’unité reposera sur la récupération du dioxyde de carbone généré au niveau de la raffinerie de Cosumar à Casablanca, avant son traitement et sa transformation en CO₂ liquide répondant aux exigences de l’usage alimentaire.
Cette technologie permettra ainsi de valoriser une partie des émissions issues du processus industriel en la transformant en un produit destiné notamment à l’industrie agroalimentaire, ainsi qu’à d’autres applications industrielles.
Annoncé lors du Salon international de l’agriculture au Maroc en mai dernier, le projet s’inscrit dans la stratégie de Cosumar visant à développer de nouvelles activités industrielles et à accroître la valorisation des produits issus de ses processus de production.
Avec une capacité initiale de 20.000 tonnes par an, la nouvelle unité devrait contribuer à répondre à une partie des besoins du marché marocain en dioxyde de carbone liquide destiné à l’usage alimentaire.
Le projet marque ainsi l’entrée de Cosumar dans un nouveau segment industriel, tout en renforçant la valorisation économique de ses ressources et sous-produits industriels.
À ce stade, le groupe n’a pas communiqué le détail de la répartition de l’investissement de plus de 500 millions de dirhams entre les différentes composantes du projet, ni les capacités qui pourraient être atteintes dans le cadre d’éventuelles extensions.
La capacité annoncée reste donc fixée à environ 20.000 tonnes par an pour la première phase, tandis que l’évolution de la demande et le niveau d’exploitation de l’unité détermineront les perspectives de développement futur.





















