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Logement universitaire au Maroc : le gouvernement reconnaît un déficit de près de 400.000 lits

Le manque de logements universitaires demeure l’un des principaux défis auxquels fait face l’enseignement supérieur au Maroc. Lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a reconnu l’ampleur de cette problématique, tout en mettant en avant les avancées réalisées en matière de bourses d’études.

Selon le ministre, l’accès à un logement décent et à une aide financière constitue une condition essentielle pour permettre aux étudiants, notamment ceux issus de familles modestes, de poursuivre leur parcours universitaire dans de bonnes conditions.

Une amélioration significative du taux de couverture des bourses

Azzedine El Midaoui a souligné que les efforts du gouvernement ont permis d’augmenter considérablement le taux de couverture des bourses universitaires. Celui-ci est passé de 83 % en 2024 à 95 % en 2026, avec l’ambition d’atteindre 97 % avant la fin du mandat gouvernemental.

Cette progression, selon le ministre, traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer le soutien social en faveur des étudiants et d’améliorer leurs chances de réussite.

Un déficit estimé à 400.000 lits universitaires

En revanche, la situation du logement universitaire reste particulièrement préoccupante. Le ministre a reconnu que les réalisations dans ce domaine demeurent insuffisantes face à une demande en constante augmentation.

Il a indiqué que le Maroc ne dispose que d’environ 60.000 lits universitaires créés au cours des trois à quatre dernières décennies, alors que les besoins réels sont évalués à près de 400.000 lits, illustrant ainsi l’ampleur du déficit auquel le pays est confronté.

La loi 59.24 pour diversifier le financement des cités universitaires

Face à cette situation, Azzedine El Midaoui estime que l’État ne peut assumer seul le financement des infrastructures universitaires. Il a mis en avant les dispositions de la loi 59.24, qui ouvre désormais la possibilité aux collectivités territoriales ainsi qu’aux bienfaiteurs de contribuer au financement des cités universitaires et des bourses d’études.

Ce nouveau cadre juridique permet notamment de mobiliser une partie des budgets des collectivités territoriales afin de soutenir les étudiants et de renforcer les capacités d’hébergement dans les établissements universitaires.

Un appel à une mobilisation collective

Le ministre a insisté sur la nécessité d’une implication plus large de l’ensemble des acteurs, rappelant que plusieurs bienfaiteurs soutenaient déjà les étudiants à travers des bourses, mais sans véritable encadrement juridique.

Grâce à la nouvelle législation, ces initiatives pourront désormais être organisées et élargies afin de diversifier les sources de financement au profit des étudiants.

Tout en affirmant que le gouvernement poursuit ses efforts, Azzedine El Midaoui a reconnu que la résorption du déficit en logements universitaires nécessitera du temps, la construction de nouvelles cités universitaires représentant un chantier de longue durée. Il a enfin appelé les collectivités territoriales et les mécènes à contribuer davantage à cet effort national en faveur de la réussite des étudiants marocains.

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