
Une récente étude sur l’utilisation de la plateforme d’intelligence artificielle Claude.ai révèle que les devoirs scolaires constituent le principal usage de l’outil au Maroc. Cette tendance confirme la montée en puissance de l’intelligence artificielle dans les domaines de l’apprentissage, de la recherche et de l’accompagnement pédagogique.
Selon les données de l’Anthropic Economic Index, publiées par la société Anthropic et mises à jour en juin 2026, l’aide aux devoirs représente 11 % de l’ensemble des conversations analysées au Maroc. Elle devance la rédaction de lettres de motivation et de présentations personnelles (6,9 %) ainsi que le développement d’interfaces web (4,5 %).
Le Maroc classé 66e au niveau mondial
L’étude classe le Maroc à la 66e place mondiale sur 121 pays en matière d’utilisation de Claude.ai, avec un indice de 0,90, légèrement inférieur au niveau attendu compte tenu de la population du Royaume.
Cet indice ne mesure pas le nombre total d’utilisateurs, mais compare l’intensité d’utilisation de la plateforme dans chaque pays au niveau théorique attendu selon sa population. Une valeur supérieure à 1 traduit une utilisation plus élevée que prévu, tandis qu’un indice inférieur indique une adoption relativement plus faible.
Des usages qui dépassent le cadre scolaire
Au-delà de l’éducation, les utilisateurs marocains exploitent Claude.ai pour accompagner leurs projets entrepreneuriaux, produire des contenus numériques ou encore développer des solutions informatiques, illustrant la diversification des usages de l’intelligence artificielle dans les sphères professionnelles et personnelles.
À l’échelle mondiale, l’Australie arrive en tête des pays utilisant le plus la plateforme, devant Singapour, la Suisse, le Luxembourg et la Nouvelle-Zélande. À l’inverse, la Tanzanie, le Mozambique et Madagascar affichent les niveaux d’utilisation les plus faibles.
L’informatique en tête des domaines d’utilisation
Les échanges réalisés sur Claude.ai au Maroc concernent principalement les domaines de l’informatique et des mathématiques, qui représentent 25,6 % des conversations. Ils sont suivis par l’éducation et les bibliothèques (15,6 %), puis par les secteurs des arts, du design, des médias, du divertissement et du sport (13,2 %).
Les activités liées à la vente représentent 7,3 % des usages, tandis que le management en concentre 5,4 %, confirmant l’élargissement progressif de l’intelligence artificielle à de nombreux secteurs d’activité.
Ces résultats montrent que l’IA occupe une place croissante dans le quotidien des utilisateurs marocains, avec une forte prédominance des usages éducatifs, mais également un développement rapide dans les domaines du numérique, de la programmation, de la création de contenus et de l’entreprise.





















