
Commerce extérieur : le taux de couverture du Maroc tombe à son plus bas niveau depuis 2018
Le commerce extérieur marocain connaît un nouveau déséquilibre. En 2025, le taux de couverture des importations par les exportations est retombé à 57 %, son niveau le plus faible depuis 2018, illustrant un creusement du déficit commercial alimenté par une progression beaucoup plus rapide des importations que des exportations.
Selon les dernières analyses économiques, le déficit commercial des biens a atteint 353,1 milliards de dirhams en 2025. Les importations ont augmenté de 61 milliards de dirhams sur un an, alors que les exportations n’ont progressé que de 12,7 milliards de dirhams, accentuant ainsi le déséquilibre de la balance commerciale.
Des importations tirées par l’investissement… mais aussi par la consommation
Une partie importante de la hausse des importations s’explique par les besoins de l’économie marocaine en équipements industriels, machines, produits énergétiques et matières premières nécessaires à la production et aux investissements.
Cependant, la progression concerne également les biens de consommation finis, notamment les véhicules de tourisme, les appareils électroniques et d’autres produits importés directement destinés aux ménages. Cette évolution soulève la question de la capacité de l’industrie nationale à répondre à une demande intérieure en constante augmentation.
Une pression croissante sur la balance commerciale
Le recul du taux de couverture traduit un rythme de croissance des importations supérieur à celui des exportations. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les équilibres extérieurs du Royaume, même si plusieurs secteurs exportateurs continuent d’afficher des performances solides.
Les experts estiment que le défi consiste désormais à renforcer davantage la production locale, développer des filières industrielles capables de substituer certaines importations et accroître la valeur ajoutée des exportations marocaines.
Miser sur la compétitivité industrielle
Face à cette évolution, le renforcement de la compétitivité industrielle apparaît comme un levier stratégique pour réduire progressivement la dépendance aux importations de biens de consommation.
Le développement de nouvelles capacités de production, la montée en gamme de l’industrie nationale et la diversification des exportations figurent parmi les principaux enjeux pour améliorer durablement le taux de couverture et limiter l’aggravation du déficit commercial.





















