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L’Union européenne confrontée à un surcoût énergétique de 35 milliards d’euros en raison des tensions au Moyen-Orient

Le commissaire européen chargé de l’énergie, Dan Jørgensen, a annoncé mercredi 13 mai que le conflit au Moyen-Orient avait entraîné un surcoût d’environ 35 milliards d’euros pour l’Union européenne dans le secteur de l’énergie, sans apport supplémentaire en ressources énergétiques.

S’exprimant à l’issue d’une réunion informelle des ministres européens de l’Énergie, le responsable européen a estimé que la situation actuelle ne constituait pas une véritable crise énergétique, mais plutôt « une crise liée à la dépendance aux énergies fossiles ».

Bruxelles appelle à accélérer la transition énergétique

Selon Dan Jørgensen, les récentes tensions géopolitiques mettent une nouvelle fois en évidence la vulnérabilité énergétique de l’Europe et la nécessité d’accélérer la transition vers des sources d’énergie propres et durables.

Il a également indiqué que la prochaine réunion du Conseil de l’Énergie de l’Union européenne, prévue en juin, sera décisive pour faire avancer le projet dit du « paquet réseaux », un ensemble de mesures visant à renforcer l’interconnexion des réseaux électriques européens et à favoriser les échanges d’une énergie propre, abordable et produite localement.

Des inquiétudes limitées concernant le kérosène

Concernant l’approvisionnement en kérosène, le commissaire européen a affirmé qu’aucune tension majeure n’était attendue à très court terme, malgré l’instabilité persistante au Moyen-Orient.

Il n’a toutefois pas exclu d’éventuelles difficultés à plus long terme, en fonction de l’évolution de la situation géopolitique et des réactions des marchés ainsi que des compagnies aériennes.

L’Union européenne rassure sur ses réserves stratégiques

De son côté, le commissaire européen chargé des transports, Apostolos Tzitzikostas, a assuré qu’aucun risque immédiat de rupture d’approvisionnement n’était actuellement identifié au sein de l’Union européenne.

Il a précisé que l’Union pourrait, si nécessaire, recourir de manière coordonnée à ses réserves stratégiques.

Le responsable européen a également souligné qu’environ 70 % du kérosène consommé dans l’Union est produit par les raffineries européennes, tandis qu’environ 20 % seulement provient des importations en provenance des pays du Golfe, limitant ainsi, pour l’instant, les risques de pénurie énergétique.

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