
Ce texte vise à redéfinir les droits, obligations et parcours de formation des futurs professionnels de santé, dans un contexte de transformation profonde du secteur et de mise en place des groupements sanitaires territoriaux.
Une nouvelle structuration du parcours des étudiants
Le décret établit une classification claire des étudiants en quatre statuts : observateur, externe, interne et résident, correspondant aux différentes étapes de leur formation.
Les étudiants en début de cursus sont placés en statut d’« observateur », avant de devenir « externes » à partir des années avancées, où ils participent aux activités médicales et aux soins sous supervision.
Les internes interviennent de manière plus active dans les services hospitaliers, notamment à travers les gardes et les activités de prise en charge des patients. Les résidents, quant à eux, assument des responsabilités directes dans les soins, les urgences, la recherche scientifique et l’encadrement.
Un accès à l’internat via concours
Le nouveau dispositif introduit un concours national d’accès à l’internat après quatre années d’études. Cette phase, d’une durée de deux ans, permet aux étudiants d’exercer au sein des structures hospitalières tout en participant aux activités de recherche et à l’encadrement pédagogique.
Une obligation de service dans les structures territoriales
Parmi les principales nouveautés, le décret prévoit une obligation de service de trois ans au sein des groupements sanitaires territoriaux après l’obtention du diplôme de spécialité, pour les résidents non militaires.
Toute sortie anticipée de ce dispositif est encadrée par des conditions strictes, incluant l’autorisation administrative et le remboursement des indemnités et frais de formation engagés par l’État.
Des garanties sociales et un encadrement renforcé
Le texte prévoit également la généralisation de la couverture médicale obligatoire et de l’assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles pour les étudiants.
Il encadre les gardes, les permanences et les modalités d’évaluation, tout en instaurant un dispositif disciplinaire visant à renforcer la rigueur académique et professionnelle.
Une réforme pour moderniser la formation médicale
À travers cette réforme, les autorités entendent professionnaliser davantage le parcours des futurs médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes, et adapter la formation aux besoins du système de santé marocain et à ses défis futurs.




















