
Le Maroc s’impose comme un hub mondial des véhicules électriques et des batteries, selon l’ONU
Le Maroc confirme son ascension parmi les destinations les plus attractives pour les investissements liés aux véhicules électriques et à la fabrication de batteries. C’est ce que révèle le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026 publié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, qui place le Royaume parmi les économies émergentes capables de jouer un rôle majeur dans les chaînes de valeur mondiales de la mobilité électrique.
Le Maroc rejoint les nouvelles puissances industrielles de la mobilité électrique
Selon la CNUCED, le Maroc fait désormais partie des pays qui attirent les projets internationaux dans le secteur des véhicules électriques, aux côtés du Brésil, de l’Inde, de l’Arabie saoudite et de la Thaïlande. Cette évolution s’inscrit dans un contexte où les industriels cherchent à diversifier leurs sites de production face aux mutations de l’industrie automobile mondiale.
Le rapport souligne que cette dynamique est le fruit d’une stratégie industrielle cohérente menée depuis plus de vingt ans, permettant au Royaume de monter progressivement en gamme et d’intégrer des activités à forte valeur ajoutée.
Une stratégie industrielle bâtie sur le long terme
La CNUCED estime que l’entrée du Maroc dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques n’est pas le résultat d’incitations ponctuelles, mais l’aboutissement d’une politique industrielle structurée.
Le pays a successivement mis en œuvre plusieurs programmes destinés à renforcer son tissu industriel, notamment le Pacte national pour l’émergence industrielle, le Plan d’accélération industrielle, puis la nouvelle Charte de l’investissement adoptée en 2022. Ces réformes ont contribué à améliorer la compétitivité du Royaume et à attirer des investisseurs internationaux.
Un mégaprojet de batteries de plusieurs milliards de dollars
Parmi les projets phares évoqués dans le rapport figure la construction d’une gigantesque usine de batteries dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, annoncée en 2024.
L’investissement initial est estimé à 1,3 milliard de dollars, avec un potentiel d’extension pouvant atteindre 6,5 milliards de dollars à long terme.
L’usine devrait démarrer avec une capacité de production de 20 GWh, avant d’atteindre progressivement 100 GWh, permettant au Maroc de franchir une nouvelle étape dans la fabrication de composants stratégiques destinés aux véhicules électriques, notamment les cellules de batteries.
Le Maroc renforce sa position dans l’industrie automobile du futur
Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la montée en puissance des technologies vertes, le Royaume mise sur plusieurs atouts pour renforcer son positionnement :
- Une proximité géographique avec les marchés européens ;
- Une industrie automobile déjà performante ;
- Des infrastructures industrielles modernes ;
- Une chaîne de fournisseurs en constante expansion ;
- Un cadre d’investissement de plus en plus attractif.
Pour la CNUCED, l’expérience acquise par le Maroc dans l’industrie automobile constitue un levier essentiel pour développer un écosystème complet dédié aux véhicules électriques et attirer davantage d’investissements dans les technologies propres.




















