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DGI : six projets stratégiques pour accélérer la transformation de l’administration fiscale à l’horizon 2028

La Direction générale des impôts (DGI) entre dans une nouvelle phase de modernisation. À mi-parcours de son Plan stratégique 2024-2028, l’administration fiscale a revu sa feuille de route afin de concentrer ses efforts sur six projets structurants destinés à renforcer la performance, la digitalisation, la gouvernance et la qualité des services offerts aux contribuables.

La DGI recentre sa stratégie pour la période 2026-2028

Dans son rapport d’activité 2025, la Direction générale des impôts (DGI) annonce avoir procédé à une évaluation intermédiaire de son Plan stratégique 2024-2028 afin de mesurer l’avancement des réformes engagées et d’adapter sa trajectoire aux nouveaux défis.

À l’issue de cette revue, l’administration a choisi de rationaliser son portefeuille de projets en concentrant ses ressources sur six chantiers prioritaires, désormais intégrés au Plan opérationnel 2026-2028.

Cette nouvelle feuille de route vise à améliorer la cohérence des actions engagées, renforcer le pilotage stratégique et construire une administration fiscale plus performante, agile et résiliente.

Six projets pour moderniser l’administration fiscale

Le premier chantier porte sur la création d’un registre national intégré des contribuables, destiné à améliorer la qualité, la fiabilité et la centralisation des données fiscales.

La DGI prévoit également de déployer un profil de conformité fiscale, permettant de mieux suivre le comportement des contribuables et d’adapter les actions de contrôle ou d’accompagnement.

La modernisation de la relation avec les usagers constitue un autre axe majeur. L’administration entend poursuivre la simplification des procédures administratives, renforcer la digitalisation de ses services et améliorer l’expérience des contribuables.

Par ailleurs, la DGI mise sur le développement du capital humain à travers un programme consacré à la gestion des compétences, à l’évolution des carrières et à la valorisation des ressources humaines.

La réforme prévoit également de promouvoir les modes alternatifs de règlement des litiges fiscaux afin d’accélérer le traitement des différends et de renforcer la sécurité juridique.

Enfin, un système global de gouvernance et de pilotage de la transformation sera mis en place afin d’assurer un suivi permanent des objectifs et des performances.

Une gestion des risques basée sur les données

La DGI fait également évoluer son modèle de gouvernance en intégrant davantage la gestion des risques dans son processus décisionnel.

L’administration distingue désormais trois grandes catégories de risques : les risques stratégiques, les risques opérationnels et les risques liés à l’incivisme fiscal.

Pour ces derniers, la DGI privilégie une approche fondée sur l’analyse des données afin d’identifier les comportements à risque, de mieux cibler les contrôles fiscaux et d’optimiser les actions de prévention et d’accompagnement.

Quinze familles de risques identifiées

Le dispositif de gestion de la non-conformité fiscale couvre quatre domaines prioritaires : l’immatriculation des contribuables, le défaut de déclaration, les anomalies déclaratives et le non-respect des délais de paiement.

Dans ce cadre, la DGI a identifié 15 familles de risques et élaboré 65 actions correctives destinées à améliorer le respect des obligations fiscales.

En 2025, l’administration a renforcé le croisement des données issues de différentes sources, poursuivi la fiabilisation du registre des contribuables et développé de nouveaux outils d’analyse permettant de mieux hiérarchiser les contrôles et les interventions.

Une administration fiscale tournée vers la performance

À travers cette réorientation stratégique, la Direction générale des impôts entend accélérer sa transformation pour répondre aux exigences d’une administration moderne, numérique et orientée vers la performance.

L’objectif est de renforcer la qualité des services, d’améliorer la transparence, d’optimiser le recouvrement des recettes fiscales et de consolider la confiance entre l’administration et les contribuables.

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