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Nappes phréatiques : moins de bénéfices des pluies que les barrages au Maroc

Les récentes pluies enregistrées au Maroc ont permis une nette amélioration de la situation des ressources en eau, notamment au niveau des barrages, dont le taux de remplissage a fortement progressé ces derniers mois.

Cependant, selon une analyse publiée sur la situation hydrique nationale, les nappes phréatiques ont globalement moins bénéficié de cet épisode pluviométrique que les retenues de surface, révélant une dynamique hydrologique contrastée.

Des barrages rapidement reconstitués par les précipitations

Les barrages marocains ont enregistré des apports importants grâce aux précipitations soutenues de la saison 2025-2026, permettant une hausse significative des volumes stockés.

Cette amélioration rapide s’explique par la capacité des retenues superficielles à capter directement les eaux de ruissellement issues des épisodes pluvieux intenses.

Des nappes souterraines à la recharge plus lente

Contrairement aux barrages, les nappes phréatiques dépendent d’un processus d’infiltration plus lent et progressif.

Une partie des pluies récentes a donc été absorbée par les sols ou redistribuée en surface avant de parvenir aux aquifères, limitant leur recharge immédiate par rapport aux infrastructures de stockage de surface.

Un enjeu structurel de gestion de l’eau

Cette différence de comportement met en lumière un enjeu central de la politique hydrique du Royaume : la nécessité de mieux équilibrer la gestion entre ressources de surface et ressources souterraines.

La préservation des nappes phréatiques reste essentielle, notamment pour l’alimentation en eau potable et l’irrigation dans plusieurs régions dépendantes des forages.

Vers une approche plus intégrée de la ressource hydrique

Face à ces constats, les autorités hydrauliques poursuivent leurs efforts pour renforcer la gestion intégrée des ressources en eau, combinant barrages, interconnexions, recharge artificielle des nappes et lutte contre le gaspillage.

L’objectif est de garantir une meilleure résilience face aux cycles de sécheresse et d’optimiser l’impact des épisodes pluvieux sur l’ensemble du système hydrique national.

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