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Nizar Baraka : « Nous identifions les besoins industriels actuels et futurs »

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a indiqué que le Maroc s’appuie sur une feuille de route ambitieuse reposant sur le renforcement des capacités de stockage, le développement des « autoroutes de l’eau » et le dessalement de l’eau de mer alimenté par les énergies renouvelables.

L’objectif central est de garantir l’accès à l’eau potable pour 100 % de la population, indépendamment du stress hydrique, ainsi que de couvrir au moins 80 % des besoins de l’agriculture via l’irrigation.

Trois piliers pour la gestion de l’eau

La stratégie marocaine repose sur trois axes principaux. D’abord, le mix hydrique à travers les barrages, destinés à stocker l’eau et à protéger les populations contre les inondations, avec une capacité qui passerait de 20,8 milliards de m³ aujourd’hui à 27 milliards de m³ à l’horizon 2030.

Ensuite, les autoroutes de l’eau, qui permettent une meilleure redistribution des ressources entre bassins hydrauliques, à l’image de l’ouvrage reliant le Sebou au Bouregreg, transférant l’eau excédentaire vers les zones en déficit.

Enfin, le dessalement de l’eau de mer grâce aux énergies renouvelables, notamment pour l’irrigation de près de 100 000 hectares agricoles.

Une baisse anticipée des ressources en eau

Selon le ministre, les projections hydrométéorologiques montrent que le Maroc pourrait enregistrer une baisse de 20 à 30 % de ses ressources en eau d’ici 2050, dans un contexte de réchauffement climatique et d’augmentation de l’évaporation.

Une gouvernance structurée et multisectorielle

La gestion de l’eau repose sur plusieurs niveaux de gouvernance, dont un comité de pilotage présidé par le Chef du gouvernement et une Commission nationale de l’eau dirigée par le ministre.

Cette coordination rassemble les différents acteurs publics concernés (Intérieur, Agriculture, Énergie, ONEE, agences de bassins) afin d’assurer le suivi et l’actualisation des politiques hydriques.

Anticiper la demande industrielle et démographique

Nizar Baraka a souligné que le Maroc anticipe les besoins industriels actuels et futurs afin de produire davantage d’eau à moindre coût. Il a cité l’émergence d’industries intensives en eau, comme les gigafactories de batteries, ainsi que la croissance du tourisme et l’urbanisation rapide.

Vers le programme 2027-2035

Le programme hydrique 2027-2035 mettra l’accent sur la construction de nouveaux barrages, l’extension du dessalement et la réutilisation des eaux usées, qui devraient atteindre environ 1 milliard de m³ d’ici 2030.

Cette phase sera également consacrée à la recharge des nappes phréatiques et à leur préservation, avec un financement mobilisé via le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, les partenariats public-privé et le budget de l’État.

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