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Une programmation « totalement inédite »… les conclusions de la HACA sur le traitement médiatique de la CAN Féminine Maroc 2022

La Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) a publié, mercredi, un rapport de suivi de la couverture et du traitement consacrés par un échantillon de radios et télévisions, à la Coupe d’Afrique des Nations féminine de football, organisée au Maroc du 2 au 23 juillet 2022 avec la participation de 12 équipes, dont la sélection nationale marocaine. Voici les principales conclusions de ce rapport.

Réalisé sur la base d’un monitoring exhaustif des programmes de trois chaînes de télévision publiques généralistes et thématiques ainsi que d’un service radiophonique thématique privé, ce rapport a « pour objectif de sensibiliser à la question de la représentation des femmes dans les médias à travers l’exemple particulier de la couverture médiatique consacrée à un événement sportif spécifique tel que la CAN féminine de football », explique-t-on dans le rapport.

L’élaboration et la publication de ce rapport s’inscrivent dans le cadre de la contribution de la Haute Autorité à la promotion de la représentation équitable des femmes dans les médias audiovisuels, ainsi qu’au renforcement de la culture de la parité et de l’égalité au sein de la société marocaine, souligne la HACA.

Intérêt médiatique « inédit »

L’étude des données recueillies a permis de relever que les médias audiovisuels concernés ont consacré 247 heures de diffusion à la couverture de cet événement footballistique, incluant non seulement la retransmission en direct des matchs mais également une programmation spécifique, totalement inédite, comprenant des bulletins d’information, des programmes interactifs et des débat consacrés, en tout ou partie, à la présentation et à l’analyse des différents aspects et étapes de ce tournoi continental.

Le rapport révèle aussi que la parole a été donnée à un total de 278 personnes dans le cadre des débats et analyses réservés à cette compétition sportive, dont 43 % de femmes. Cette part surpasse de très loin les pourcentages habituellement observés dans les relevés trimestriels du temps d’intervention des personnalités publiques établis par la Haute Autorité. En effet, l’analyse de l’évolution sur une période de dix ans (janvier 2010 à juin 2020) de la durée de prise de parole des femmes dans les médias audiovisuels a varié entre 8 % et 15 % du volume horaire total des interventions, indique le rapport de la HACA.

Un « événement dans l’événement »

Toujours selon la HACA, la mise en exergue de l’expertise et des compétences féminines dans le domaine d’un sport dans le cadre de la couverture médiatique de la cette édition de la CAN, a « constitué un véritable événement dans l’événement ».

Par ailleurs, l’effort déployé par les radios et les télévisions monitorées pour refléter l’engouement et l’enthousiasme populaires, sans précédent, pour une équipe nationale féminine, a contribué à créer un moment médiatique fort de visibilisation des femmes dans des positions de performance, de leadership et de contribution au rayonnement du pays, souligne-t-on.

La HACA considère enfin que « l’expérience de la médiatisation de cet événement footballistique a créé des opportunités et produit des pratiques qui doivent être capitalisées et pérennisées pour renforcer la contribution  des médias à l’expression de la diversité et à l’évolution des droits des femmes ».

Pour rappel, L’édition Maroc 2022 de la CAN féminine a connu la participation, pour la première fois, de douze équipes au lieu de huit auparavant. Le président de la CAF, Patrice Motsepe avait assuré lors de son discours d’ouverture de la compétition, que l’édition Maroc 2022 allait être la meilleure jamais organisée. Une promesse tenue puisque le Royaume a battu le record d’affluence des supporters, dépassant dans certains matchs le seuil des 45.000 spectateurs.

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