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PJD : une première vague de 40 candidats investis pour les législatives de 2026

Le Parti de la justice et du développement (PJD) entre dans une phase décisive de préparation des élections législatives prévues le 23 septembre 2026. Réuni le samedi 18 avril, le secrétariat général du parti, agissant en tant qu’instance de nomination sous la présidence d’Abdelilah Benkirane, a arrêté une première série d’investitures couvrant près de la moitié des circonscriptions locales du pays.

 

À l’issue d’intenses délibérations conclues par un vote à bulletin secret, 40 candidats ont ստացել l’investiture officielle pour représenter le parti lors de ce scrutin. Ce premier round reflète une stratégie claire : privilégier des profils expérimentés et des figures reconnues au sein du parti.

 

Parmi les noms retenus figurent plusieurs responsables de premier plan. Abdellah Bouanou, actuel président du groupe parlementaire, se représente à Meknès. Driss El Azami El Idrissi, ancien ministre, a été investi dans la circonscription de Skhirat-Témara, tandis qu’Amina Maelainine portera les couleurs du parti à Casablanca, dans la circonscription d’Aïn Chock. Le prêcheur Abouzaid El Mokrie El Idrissi fait également son retour à El Jadida, après avoir boycotté les élections de 2021, et Mustapha Ibrahimi est reconduit à Kénitra.

 

À Casablanca, considérée comme un bastion électoral du parti, plusieurs candidatures ont été confirmées, notamment celles d’Abdessamad Haiker dans la circonscription d’Anfa et de Fatmi Ramid à Al Fida Mers-Sultan.

 

L’une des principales surprises de cette première vague d’investitures est la désignation de Samir Chaouki à Hay Hassani. Journaliste, écrivain et président fondateur d’un think tank spécialisé en économie et géopolitique, son profil illustre l’ouverture du parti à des compétences issues d’horizons variés.

 

Dans les autres régions du pays, le PJD mise sur Mohamed Bouzidane à Tanger-Asilah et Abdellah El Hamel à Oujda pour le Nord et l’Oriental. Au Sud, les candidatures d’El Batoul Bladi à Tan-Tan et d’Ahmed Adrak à Inzegane-Aït Melloul ont été validées.

 

Le parti souligne que ces choix résultent d’un processus interne structuré : les propositions émanent d’abord des assemblées générales provinciales, avant d’être soumises à l’arbitrage du secrétariat général via un vote secret. Ce mécanisme vise à garantir la légitimité et la représentativité des candidats sélectionnés.

Si cette première liste donne un aperçu des orientations du PJD pour les prochaines élections, le processus de désignation est loin d’être achevé. Le parti doit encore trancher sur 52 circonscriptions locales supplémentaires, ainsi que sur 12 listes régionales réservées à la représentation féminine.

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