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L’Université Privée de Fès lance un Centre d’Excellence en Intelligence Artificielle pour ses 20 ans

À l’occasion de son vingtième anniversaire célébré le 18 juin 2026, l’Université Privée de Fès (UPF) a annoncé le lancement officiel de son Centre d’Excellence en Intelligence Artificielle (CEIA@UPF). Cette nouvelle structure ambitionne de faire de l’établissement un acteur de référence dans l’écosystème de l’intelligence artificielle au Maroc et en Afrique.

Lors de cette cérémonie, le président de l’université, Mohamed Aziz Lahlou, a souligné que l’enjeu actuel n’est plus de savoir si l’intelligence artificielle transformera nos sociétés, mais de déterminer comment l’intégrer de manière responsable, éthique et bénéfique pour le développement humain.

Un centre dédié à la formation, à la recherche et à l’innovation

Le nouveau Centre d’Excellence en Intelligence Artificielle a pour mission de fédérer les activités de formation, de recherche scientifique, d’innovation technologique et de coopération avec les acteurs économiques.

Inspiré des meilleures pratiques internationales, le CEIA@UPF vise à renforcer les compétences des étudiants, accompagner les enseignants dans l’évolution des méthodes pédagogiques et développer des projets de recherche appliquée à fort impact économique et social.

Pour garantir son excellence académique, l’université s’est entourée d’un conseil scientifique composé d’experts nationaux et internationaux chargés d’assurer une veille technologique permanente et de promouvoir une intelligence artificielle éthique et adaptée aux besoins du marché.

L’IA, un levier de compétitivité pour le Maroc

Présent à cette célébration, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a qualifié l’intelligence artificielle de puissant levier de productivité et de valorisation des compétences humaines.

Selon lui, l’IA doit être considérée comme un outil permettant d’améliorer les performances et de libérer du temps pour des activités à plus forte valeur ajoutée. Il a également insisté sur la nécessité de préserver la place centrale du capital humain dans cette transformation technologique.

Le ministre a rappelé que les métiers de l’enseignement, de la recherche et de l’encadrement évolueront davantage vers des fonctions d’analyse, d’innovation et de prise de décision, sans pour autant disparaître.

Vers une stratégie nationale d’intégration de l’IA

De son côté, Abdelmajid Fassi Fihri, vice-président de la Chambre des représentants, a mis en avant l’importance de renforcer les infrastructures numériques et la gouvernance digitale afin d’accompagner l’intégration de l’intelligence artificielle dans les services publics et les institutions.

Il a également alerté sur les risques liés à la désinformation numérique et à l’apparition d’inégalités technologiques entre les territoires, appelant à éviter l’émergence d’un « Maroc à deux vitesses » face à la révolution numérique.

Une feuille de route ambitieuse pour 2026-2030

À l’occasion de ses 20 ans, l’UPF a dévoilé sa nouvelle stratégie de développement pour la période 2026-2030. Celle-ci repose sur cinq axes majeurs :

  • Réinventer l’expérience d’apprentissage ;
  • Renforcer la recherche et l’innovation ;
  • Développer le rayonnement international de l’université ;
  • Amplifier son impact sociétal ;
  • Consolider son modèle institutionnel.

Trois priorités transversales guideront cette transformation : l’intelligence artificielle, l’innovation et la durabilité.

Le lancement du CEIA@UPF constitue ainsi l’un des projets phares de cette nouvelle phase de développement, avec l’ambition de faire de l’Université Privée de Fès un acteur incontournable de la recherche et de l’innovation en intelligence artificielle à l’échelle africaine.

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