
Les recettes de l’État marocain dépassent 261 milliards de dirhams, portées par la fiscalité
Les recettes ordinaires de l’État marocain ont poursuivi leur progression au cours des sept premiers mois de 2026, soutenues principalement par l’amélioration des recettes fiscales et la hausse des recettes douanières, malgré le recul marqué des recettes non fiscales.
Selon le bulletin mensuel de la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) consacré aux statistiques des finances publiques à fin juillet 2026, les recettes ordinaires de l’État ont atteint environ 261 milliards de dirhams, enregistrant une hausse de 8,3 % par rapport à la même période de 2025.
Cette évolution s’explique notamment par une progression de 13,3 % des recettes issues des droits de douane et de 12,8 % des impôts intérieurs, tandis que les recettes non fiscales ont reculé de 23,2 %.
Malgré cette progression, le taux de réalisation des recettes par rapport aux prévisions a diminué, passant à 62,2 %, contre 65,6 % à la même période de l’année précédente.
Les recettes fiscales ont constitué le principal moteur de la croissance des ressources de l’État. Elles ont atteint 237,1 milliards de dirhams, contre 209,9 milliards à fin juillet 2025, soit une progression annuelle de 12,9 %.
L’impôt sur les sociétés a particulièrement contribué à cette performance, avec une hausse de 21,8 % de ses recettes. Les recettes de l’impôt sur le revenu ont, pour leur part, progressé de 2 %.
La TVA intérieure a également enregistré une progression de 11,1 %, tandis que les droits d’enregistrement et de timbre ont augmenté de 14,1 %.
Les recettes provenant des taxes douanières ont, elles aussi, poursuivi leur progression. Elles se sont établies à environ 73,06 milliards de dirhams à fin juillet 2026, contre 64,48 milliards un an auparavant, soit une hausse de 13,3 %.
Cette évolution est principalement liée à l’augmentation de 14,1 % des droits de douane, ainsi qu’à une progression de 12,7 % de la TVA à l’importation.
Les recettes de la taxe intérieure de consommation appliquée aux produits du tabac manufacturé ont également progressé de 15,4 %, contribuant à renforcer les recettes fiscales liées aux importations et à la consommation.
À l’inverse, les recettes non fiscales ont poursuivi leur recul, avec une baisse de 23,2 %, soit une diminution d’environ 7,22 milliards de dirhams.
Cette baisse s’explique en grande partie par le recul des transferts des comptes spéciaux du Trésor au profit du budget général. Ces transferts sont passés d’environ 14,47 milliards de dirhams à la même période de 2025 à près de 10,69 milliards de dirhams à fin juillet 2026.
Les recettes liées à l’allègement des dépenses de la dette ont également fortement diminué, passant d’environ 3,08 milliards de dirhams à seulement 198 millions de dirhams.
En revanche, les recettes provenant des monopoles et participations ont enregistré une légère hausse, atteignant environ 9,48 milliards de dirhams, contre 9,35 milliards un an auparavant.
Ces résultats confirment le poids important des recettes fiscales dans les ressources de l’État marocain. La progression des impôts et des recettes douanières a ainsi permis de soutenir les recettes publiques au cours des sept premiers mois de 2026, malgré la baisse de plusieurs composantes des recettes non fiscales.





















