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UNESCO : le Maroc participe à la 38e session du programme MAB au Paraguay

Le Conseil international de coordination du Programme « L’Homme et la biosphère » (MAB) de l’UNESCO a ouvert, mercredi au Paraguay, les travaux de sa 38e session, en présence du président paraguayen Santiago Peña et de plusieurs personnalités internationales engagées dans le développement durable et la préservation de la biodiversité.

La délégation marocaine participant à cette session, organisée à Hernandarias, est conduite par l’ambassadeur et délégué permanent du Royaume auprès de l’UNESCO, Samir Addahre.

Une session stratégique après le plan d’action de Hangzhou 2026-2035

Cette réunion intervient à une étape clé pour le programme MAB, un an après l’adoption du Plan d’action stratégique de Hangzhou 2026-2035, qui constitue la nouvelle feuille de route du Réseau mondial des réserves de biosphère.

Ce cadre vise à renforcer le rôle des réserves de biosphère dans la mise en œuvre des accords internationaux sur l’environnement, des Objectifs de développement durable (ODD), de l’Accord de Paris sur le climat et du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.

Les réserves de biosphère, « laboratoires vivants »

Lors de la cérémonie d’ouverture, les intervenants ont mis en avant le rôle des réserves de biosphère comme de véritables « laboratoires vivants du développement durable », favorisant la recherche, l’innovation et la coopération entre les populations et leur environnement.

Les discussions ont également permis de revenir sur les avancées enregistrées lors de la précédente session ainsi que sur les résultats du 5e Congrès mondial des réserves de biosphère tenu à Hangzhou en 2025.

Gouvernance, jeunesse et innovation au cœur des débats

Les travaux de cette session portent notamment sur le renforcement de la gouvernance des réserves de biosphère, l’implication des jeunes, la valorisation de la recherche scientifique, ainsi que la promotion de solutions fondées sur la nature.

L’intégration des innovations technologiques dans la gestion durable des territoires figure également parmi les axes majeurs des discussions.

Un réseau mondial en expansion

Le Réseau mondial des réserves de biosphère compte aujourd’hui 784 sites répartis dans 142 pays, constituant l’un des plus vastes dispositifs internationaux dédiés à la conciliation entre protection de la biodiversité et développement durable.

Un engagement marocain confirmé

La participation du Maroc à cette session s’inscrit dans la continuité de son engagement en faveur des programmes de l’UNESCO liés à l’environnement et au développement durable.

Ce positionnement avait été renforcé par l’organisation à Agadir, en 2024, de la 36e session du CIC-MAB, marquée par l’élection de la Marocaine Latifa Yaakoubi à la présidence du Conseil international, un mandat qui illustre la reconnaissance internationale de l’expertise marocaine en matière de gestion durable des territoires.

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