
La région espagnole d’Aragon a décidé de privilégier les produits locaux dans l’approvisionnement des cantines scolaires, une orientation qui entraîne l’exclusion progressive des fruits importés, notamment ceux provenant du Maroc. Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la concurrence agricole entre le Maroc et plusieurs producteurs européens.
Les autorités régionales ont annoncé une révision des contrats publics liés aux repas scolaires afin de favoriser les fruits et légumes issus de la production espagnole. Cette mesure fait suite aux pressions exercées depuis plusieurs mois par certains partis politiques et organisations agricoles dénonçant l’impact des importations marocaines sur les exploitations locales.
En Espagne, plusieurs responsables agricoles estiment que les producteurs nationaux subissent une concurrence jugée déloyale en raison des différences de coûts de production, de normes environnementales et de charges sociales entre les pays européens et les producteurs marocains. Ces critiques visent particulièrement les fruits et légumes marocains qui gagnent continuellement des parts de marché sur le continent européen.
La conseillère régionale à l’Agriculture d’Aragon, Arancha Simón, a défendu cette stratégie en affirmant la volonté de soutenir les producteurs locaux et de privilégier des produits de proximité dans les écoles de la région. Les nouvelles orientations devraient encourager la consommation de fruits espagnols considérés comme plus durables et mieux adaptés aux objectifs de souveraineté alimentaire régionale.
Cette décision s’inscrit dans un climat plus large de tensions commerciales autour des exportations agricoles marocaines vers l’Union européenne. Ces derniers mois, plusieurs organisations agricoles européennes ont multiplié les critiques contre la montée en puissance des produits marocains sur les marchés européens, notamment dans les secteurs des tomates, agrumes et fruits rouges.
Malgré ces controverses, le Maroc continue de renforcer sa position comme acteur majeur des exportations agricoles vers l’Europe grâce à la compétitivité de son secteur agricole, à ses capacités logistiques et à ses investissements dans les infrastructures de production et d’exportation.





















