
Depuis le 1er mai 2026, la Chine a supprimé les droits de douane sur les importations en provenance de 53 pays africains, dont le Maroc, une mesure qui redessine les perspectives du commerce extérieur du Royaume.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large de Pékin visant à renforcer ses relations économiques avec le continent africain et à faciliter l’accès de ses partenaires au marché chinois.
Une opportunité majeure pour les exportations marocaines
Pour le Maroc, cette évolution ouvre une nouvelle phase dans ses relations commerciales avec la Chine, l’un de ses principaux partenaires en Asie.
Les exportateurs marocains pourraient bénéficier d’un accès plus compétitif au marché chinois, notamment dans des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’agroalimentaire, les phosphates transformés, les produits industriels ou encore certaines niches manufacturières.
Des gains potentiels mais conditionnés à la compétitivité
Si la suppression des droits de douane constitue un avantage tarifaire évident, les experts soulignent que l’impact réel dépendra de la capacité des entreprises marocaines à répondre aux exigences du marché chinois.
La compétitivité logistique, la montée en gamme industrielle, la certification des produits et la capacité d’adaptation aux normes chinoises restent des facteurs déterminants pour transformer cette ouverture en croissance effective des exportations.
Un enjeu de logistique et d’accès au marché
Au-delà des droits de douane, les défis structurels liés au transport, à la logistique et à la distribution demeurent centraux.
Le renforcement des chaînes d’exportation, la réduction des coûts logistiques et l’amélioration de la connectivité maritime et commerciale seront essentiels pour permettre aux entreprises marocaines de tirer pleinement profit de cette opportunité.
Une nouvelle étape dans le positionnement du Maroc à l’international
Cette mesure s’inscrit dans un contexte plus large de diversification des partenaires économiques du Royaume, qui cherche à renforcer sa présence sur les marchés asiatiques tout en consolidant son rôle de plateforme entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.
Le défi pour le Maroc sera désormais de transformer cet avantage tarifaire en gains durables de parts de marché et en intégration plus forte dans les chaînes de valeur mondiales.





















