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Younes Sekkouri : 45.000 bénéficiaires de la formation par apprentissage en 2026

Le programme de formation par apprentissage connaît une nette montée en puissance au Maroc. Au total, 45.000 bénéficiaires en profitent en 2026, contre seulement 9.000 à 20.000 par an les années précédentes, a indiqué mardi à Rabat le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri.

Une montée en charge du programme

Le gouvernement ambitionne d’atteindre 100.000 bénéficiaires cette année, en collaboration avec les différents partenaires institutionnels et économiques. Ce renforcement intervient dans un contexte marqué par un nombre élevé de demandeurs d’emploi non diplômés, estimé à environ 900.000 personnes.

Selon le ministre, le programme couvre plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, la pêche maritime, l’artisanat, le tourisme et l’assistance médicale, offrant ainsi une insertion professionnelle adaptée aux besoins du marché.

Des formations certifiantes et mieux encadrées

À l’issue de leur parcours, les bénéficiaires obtiennent un diplôme reconnu par l’État. Le ministère a par ailleurs révisé la liste des métiers concernés par la formation par apprentissage, qui comprend désormais 606 professions, avec des contenus pédagogiques mieux définis et des durées de formation variant entre 6 et 22 mois selon les spécialités.

Un soutien renforcé aux entreprises formatrices

Le gouvernement a également relevé le soutien accordé aux entreprises et établissements accueillant des apprentis, le portant à 5.000 dirhams par bénéficiaire, afin de couvrir les coûts de formation et des matières premières.

Par ailleurs, l’âge d’accès au programme a été élargi jusqu’à 50 ans, permettant notamment aux femmes actives dans les coopératives et à d’autres catégories auparavant exclues d’en bénéficier.

Dialogue social et acquis sociaux

Évoquant le dialogue social, Younes Sekkouri a qualifié le bilan du gouvernement d’« honorable », soulignant la mobilisation de plus de 49 milliards de dirhams pour améliorer les conditions des salariés et fonctionnaires.

Ces mesures ont permis des augmentations de revenus pour plus de 4,25 millions de bénéficiaires, une hausse d’environ 20% du SMIG non agricole, ainsi que des améliorations salariales dans plusieurs secteurs, notamment l’enseignement.

Le ministre a également mentionné la poursuite des réformes du Code du travail et des statuts professionnels, visant notamment à améliorer les conditions de travail dans plusieurs métiers.

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