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SITeau 2026 : vers une gouvernance mondiale plus intégrée de l’eau, alerte une experte marocaine

La question de la gouvernance de l’eau s’impose de plus en plus comme un enjeu mondial structurant, dans un contexte marqué par l’intensification des tensions hydriques et les effets du changement climatique.

À Marrakech, à l’occasion de la 9ᵉ édition du Salon international des technologies de l’eau (SITeau), la réflexion a porté sur la nécessité de repenser les modèles actuels de gestion des ressources hydriques à l’échelle internationale.

L’eau, un enjeu encore insuffisamment structuré au niveau international

Selon plusieurs intervenants, la gouvernance mondiale de l’eau reste fragmentée, avec une multiplicité d’acteurs institutionnels mais sans cadre unifié comparable à ceux existant dans d’autres domaines environnementaux.

Cette dispersion limiterait l’efficacité des politiques globales, alors même que l’eau est devenue une ressource stratégique, au croisement des enjeux alimentaires, énergétiques et climatiques.

Vers une approche intégrée et intersectorielle

Les débats ont mis en avant le concept de “nexus” reliant eau, énergie, agriculture et santé, considéré comme un levier essentiel pour une gestion durable des ressources.

Cette approche vise à dépasser les logiques sectorielles traditionnelles afin d’adopter une vision plus globale, intégrant les interactions entre les différents usages de l’eau et leurs impacts économiques et sociaux.

Le Maroc cité comme pays engagé dans la gestion durable de l’eau

Le Maroc a été présenté comme un acteur engagé dans la mise en place de politiques hydriques structurées, notamment à travers les investissements dans les barrages, la gestion intégrée des ressources et le développement de solutions innovantes.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie nationale visant à renforcer la résilience face au stress hydrique et à améliorer l’accès durable à l’eau potable.

Un enjeu mondial lié à la sécurité et à la durabilité

Au-delà du cas marocain, les experts insistent sur la nécessité de renforcer la coopération internationale autour de la gestion de l’eau, devenue un facteur déterminant de stabilité économique et sociale.

La question hydrique est désormais perçue comme un enjeu de gouvernance globale, nécessitant une coordination renforcée entre États, institutions et acteurs privés pour garantir une utilisation plus équitable et durable de cette ressource essentielle.

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