
Le marché immobilier marocain a poursuivi son amélioration au deuxième trimestre 2026, marqué à la fois par une progression des prix des actifs immobiliers et une hausse significative du volume des transactions. Cette évolution traduit un regain d’activité dans plusieurs segments du marché.
Selon les données conjointes de Bank Al-Maghrib et de l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), l’indice des prix des actifs immobiliers a progressé de 0,7 % en glissement annuel entre avril et juin 2026.
Cette évolution a été portée principalement par la hausse des prix du résidentiel, qui ont augmenté de 1 %, tandis que les prix des terrains ont progressé de 0,3 % et ceux des biens à usage professionnel de 0,6 %.
La reprise s’est également reflétée dans le volume des transactions. Le nombre de ventes immobilières a augmenté de 6,3 % sur un an, confirmant une amélioration de l’activité sur plusieurs segments.
Dans le détail, les transactions portant sur les biens résidentiels ont progressé de 3,9 %, celles concernant les terrains de 4,1 %, tandis que les transactions sur les biens à usage professionnel ont enregistré une forte hausse de 31,9 %.
Le résidentiel porté par la hausse des prix des appartements
Sur le segment résidentiel, les prix des logements ont augmenté de 1 % sur un an. Cette progression s’explique notamment par une hausse de 1,1 % des prix des appartements.
À l’inverse, les prix des maisons ont reculé de 0,7 %, tandis que ceux des villas ont diminué de 0,3 %.
Du côté des transactions, le résidentiel a enregistré une hausse de 3,9 %, principalement soutenue par la progression des ventes d’appartements, en hausse de 4,6 %. Les transactions portant sur les maisons ont toutefois diminué de 5,6 %, contre un recul de 7,1 % pour les villas.
Les terrains et l’immobilier professionnel en progression
Le marché des terrains a enregistré une hausse annuelle modérée de 0,3 % des prix, accompagnée d’une progression de 4,1 % du nombre de transactions.
Le segment de l’immobilier à usage professionnel s’est, pour sa part, distingué par une forte dynamique. Les prix ont augmenté de 0,6 %, soutenus par une progression de 0,4 % pour les locaux commerciaux et de 2,9 % pour les bureaux.
L’activité a connu une accélération encore plus marquée, avec une hausse de 31,9 % des transactions. Les ventes de locaux commerciaux ont progressé de 30,8 %, tandis que celles des bureaux ont bondi de 36,7 %.
Une progression également observée sur une base trimestrielle
Sur une base trimestrielle, l’indice des prix des actifs immobiliers a également progressé de 0,7 % au deuxième trimestre 2026.
Les prix du résidentiel ont augmenté de 1 %, ceux des terrains de 0,6 % et ceux des biens à usage professionnel de 0,4 %.
Le volume global des transactions a, quant à lui, progressé de 11 % sur le trimestre. Cette évolution a été soutenue par une hausse des transactions résidentielles de 6,3 %, des terrains de 21,8 % et des biens à usage professionnel de 23,5 %.
Tanger en tête des hausses de prix
Sur le plan géographique, Tanger a enregistré la plus forte progression trimestrielle des prix parmi les principales villes suivies, avec une hausse de 2,3 %. Elle est suivie de Rabat (+1,9 %) et de Fès (+1,7 %), tandis que Kénitra affiche une progression de 0,7 %.
Les prix ont également augmenté à Casablanca et Marrakech, de 0,5 % chacune.
À l’inverse, les marchés de Meknès et Oujda ont enregistré une baisse de 0,9 %, alors que les prix sont restés quasiment stables à Agadir et El Jadida.
Un indice fondé sur la méthode des ventes répétées
L’indice des prix des actifs immobiliers est élaboré conjointement par Bank Al-Maghrib et l’ANCFCC, sur la base d’une méthodologie dite des ventes répétées.
Cette approche permet de limiter l’impact des différences de caractéristiques entre les biens immobiliers lors de l’évaluation de l’évolution des prix. Elle repose sur les biens ayant fait l’objet d’au moins deux transactions au cours de la période étudiée.
Cette méthodologie vise ainsi à fournir une mesure plus représentative des tendances réelles du marché immobilier marocain et à mieux suivre son évolution dans le temps.





















