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Les États-Unis renforcent leurs exportations de produits pétroliers vers le Maroc

Les exportations américaines de produits pétroliers vers le Maroc ont poursuivi leur progression en 2026. En mai, les États-Unis ont expédié 3,566 millions de barils de produits pétroliers vers le Royaume, contre 2,816 millions de barils un an auparavant, soit une hausse de 26,6 %.

Ces données proviennent de la dernière ventilation par destination publiée par l’U.S. Energy Information Administration (EIA). Aucun volume de pétrole brut n’a été comptabilisé dans les expéditions américaines destinées au Maroc au cours du mois.

Le butane représente plus de 70 % des volumes

Le butane domine largement les exportations américaines vers le Maroc. En mai 2026, les États-Unis ont expédié 2,552 millions de barils de butane, soit 71,6 % du total mensuel.

Sur un an, les volumes de butane ont progressé de 52,9 %, puisqu’ils s’établissaient à 1,669 million de barils en mai 2025.

Le propane complète ces approvisionnements avec 348 000 barils, contre 334 000 un an auparavant. Au total, les liquides de gaz d’hydrocarbures ont représenté environ 2,9 millions de barils, soit plus de 81 % des produits pétroliers américains livrés au Maroc durant le mois.

Cette forte présence du butane confirme son importance dans les achats énergétiques marocains auprès des États-Unis.

Plus de 17,8 millions de barils depuis janvier

Sur les cinq premiers mois de 2026, les exportations américaines de produits pétroliers vers le Maroc ont atteint 17,806 millions de barils, contre 16,177 millions sur la même période de 2025.

La progression atteint ainsi 10,1 % sur un an.

Le butane représente à lui seul plus de 12 millions de barils sur cette période. Il est suivi par le coke de pétrole, le propane, les distillats et d’autres produits pétroliers.

Les volumes mensuels ont toutefois connu des variations importantes. Les États-Unis avaient expédié 4,311 millions de barils vers le Maroc en janvier, avant de revenir à 3,003 millions en février et 3,202 millions en mars. Les exportations sont ensuite remontées à 3,724 millions de barils en avril avant de légèrement reculer à 3,566 millions en mai.

Le repli mensuel atteint ainsi 4,2 %, sans remettre en cause la hausse enregistrée sur un an.

Le propane recule sur les cinq premiers mois

Si le butane connaît une forte progression, le propane suit une tendance différente.

Les exportations américaines de propane vers le Maroc ont atteint 1,408 million de barils entre janvier et mai 2026, contre un niveau supérieur durant la même période de 2025, soit une baisse de 22,9 %.

Cette évolution contraste donc avec celle du butane, dont les expéditions ont augmenté de 18 % sur les cinq premiers mois de l’année, passant de 10,278 millions à 12,125 millions de barils.

Le carburéacteur fait son retour

La ventilation de mai fait également apparaître une autre catégorie : le carburéacteur à base de kérosène, avec 327 000 barils.

Ce produit n’apparaissait pas dans les statistiques des quatre premiers mois de 2026. Il n’avait par ailleurs plus enregistré de livraison vers le Maroc depuis octobre 2024.

Selon la classification de l’EIA, cette catégorie comprend notamment les carburants à base de kérosène utilisés pour les moteurs d’avions civils ou militaires.

Le coke de pétrole représente pour sa part 308 000 barils en mai. Depuis le début de l’année, les expéditions américaines de cette matière vers le Maroc atteignent environ 3,201 millions de barils.

Les lubrifiants complètent les livraisons de mai avec environ 30 000 barils.

Les distillats atteignent 608 000 barils

Les distillats, qui comprennent notamment certains gazoles et fiouls, ont totalisé environ 608 000 barils entre janvier et mai.

Les volumes ont principalement été enregistrés en février, avec 308 000 barils, puis en avril, avec 300 000 barils.

Sur la même période, les États-Unis ont également expédié environ 327 000 barils de carburéacteur, 61 000 barils de produits asphaltés et près de 67 000 barils de lubrifiants.

L’EIA précise toutefois que les éventuelles différences entre le total général et la somme des différentes catégories peuvent s’expliquer par les arrondis appliqués aux données mensuelles.

Pas d’essence automobile recensée dans les données de l’EIA

Un élément ressort également des statistiques américaines : aucun volume d’essence automobile finie n’est recensé pour le Maroc entre janvier et mai 2026 dans cette ventilation.

La catégorie correspondant à l’essence automobile reste vide, tout comme celles du pétrole brut, du fioul résiduel ou de certains naphtas spéciaux.

Cette absence ne permet pas nécessairement d’affirmer qu’aucune cargaison commerciale d’essence n’a été importée par le Maroc depuis les États-Unis via d’autres circuits statistiques. Elle signifie simplement qu’aucune livraison correspondante n’apparaît dans les données mensuelles de l’EIA utilisées ici.

Les achats américains de butane restent à surveiller

La progression des exportations américaines vers le Maroc au cours des cinq premiers mois de 2026 confirme donc le poids croissant des produits pétroliers américains, et particulièrement du butane, dans les approvisionnements du Royaume.

La prochaine publication de l’EIA, annoncée pour le 31 août, doit intégrer les données du mois de juin. Elle permettra notamment de déterminer si le rythme élevé des achats marocains de butane américain s’est maintenu au début de l’été.

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