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Africa CEO Forum 2026 : Amina Benkhadra met en avant le rôle stratégique du gazoduc Nigeria–Maroc dans l’intégration africaine

À l’occasion de l’Africa CEO Forum 2026, la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a mis en lumière le rôle structurant du projet de gazoduc Nigeria–Maroc dans la dynamique d’intégration économique et énergétique du continent africain.

Ce mégaprojet énergétique, également connu sous le nom de Gazoduc Africain Atlantique, est présenté comme un levier majeur de transformation pour les économies africaines, en favorisant la coopération régionale et l’accès à une énergie plus compétitive et durable.

Un projet énergétique structurant à l’échelle du continent

S’étendant sur près de 6.900 kilomètres et reliant le Nigeria au Maroc via plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, le gazoduc vise à renforcer la sécurité énergétique régionale tout en soutenant les processus d’industrialisation.

Selon les estimations, cette infrastructure devrait permettre l’acheminement de volumes importants de gaz naturel, dont une partie destinée à la consommation locale des pays traversés, et une autre orientée vers l’exportation.

Un accélérateur d’industrialisation et d’intégration régionale

Pour Amina Benkhadra, ce projet dépasse largement la dimension énergétique. Il constitue un véritable outil d’intégration africaine, capable de stimuler plusieurs secteurs stratégiques tels que :

  • les industries minières
  • la production d’engrais
  • la pétrochimie
  • le ciment
  • l’aluminium

L’accès au gaz devrait ainsi favoriser la transformation locale des ressources naturelles, réduisant la dépendance à l’exportation brute et renforçant la valeur ajoutée sur le continent.

Un impact économique et social attendu

Le gazoduc est également présenté comme un levier de développement économique et social. Il pourrait contribuer à la création d’emplois, au développement des infrastructures et à l’amélioration de l’accès à l’énergie dans plusieurs régions encore faiblement desservies.

À long terme, le projet ambitionne aussi de soutenir l’industrialisation et d’accompagner la transition énergétique en Afrique.

Une dimension géopolitique et énergétique élargie

Au-delà du continent africain, le projet pourrait également renforcer la sécurité énergétique de partenaires internationaux, notamment en Europe, en diversifiant les sources d’approvisionnement en gaz.

Cette infrastructure s’inscrit ainsi dans une vision globale où l’Afrique devient un acteur central des équilibres énergétiques mondiaux.

Une vision d’intégration continentale

À travers ce mégaprojet, le gazoduc Nigeria–Maroc s’impose comme une infrastructure stratégique au service d’une ambition plus large : celle d’une Afrique plus intégrée, interconnectée et capable de valoriser ses ressources au profit de son développement économique et social.

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