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Aliko Dangote prévoit d’implanter une grande raffinerie au Kenya pour renforcer sa présence en Afrique de l’Est

Dans un contexte mondial marqué par les tensions au Moyen-Orient et les perturbations des chaînes d’approvisionnement énergétiques, les ambitions industrielles africaines dans le secteur pétrolier connaissent une nouvelle dynamique. Le continent, fortement dépendant des importations de carburants raffinés, cherche à renforcer ses capacités locales de production.

C’est dans ce cadre que le milliardaire nigérian Aliko Dangote envisage d’étendre son modèle industriel à l’Afrique de l’Est, après la mise en service en 2024 de sa raffinerie de Lekki au Nigeria, qui a atteint sa pleine capacité début 2026.

Un projet de raffinerie géante en Afrique de l’Est

Lors du sommet « The Africa We Build » tenu récemment à Nairobi, Dangote a exprimé sa volonté de construire une raffinerie d’une capacité de 650 000 barils par jour, à condition que les gouvernements de la région apportent leur soutien au projet.

Ce projet stratégique a été présenté en présence des présidents William Ruto et Yoweri Museveni, illustrant l’intérêt politique croissant autour de cette initiative énergétique régionale.

Le Kenya privilégié face à la concurrence régionale

Jusqu’ici, le port tanzanien de Tanga était considéré comme l’option la plus probable pour accueillir ce projet structurant, pensé pour valoriser les ressources pétrolières du Kenya, de l’Ouganda, du Soudan du Sud et de la République démocratique du Congo, avec des connexions logistiques envisagées vers Mombasa.

Cependant, selon les déclarations de Dangote au Financial Times, le choix pourrait finalement se porter sur Mombasa au Kenya, en raison de ses infrastructures portuaires et de sa position stratégique sur la côte est-africaine.

Un enjeu énergétique et géopolitique régional

Au-delà des considérations logistiques, ce projet s’inscrit dans une logique plus large de transformation du paysage énergétique africain, visant à réduire la dépendance aux importations et à renforcer l’intégration industrielle régionale. Le choix du Kenya apparaît ainsi comme un enjeu stratégique majeur dans la course aux investissements énergétiques en Afrique de l’Est.

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