
L’économie nationale a enregistré une croissance moyenne de 4,5% durant la période 2021-2025, contre 2,4% entre 2017 et 2021, ressort-il d’un document sur le bilan de l’action gouvernementale.
Cette croissance a été tirée principalement par la dynamique positive des activités non agricoles, dont la valeur ajoutée a enregistré un taux de progression moyen de 4,5% durant la période 2021-2025, indique-t-on dans ce document.
D’après la même source, cette performance a été soutenue par un effort exceptionnel d’investissement public de 380 milliards de dirhams (MMDH) en 2026, contre 230 MMDH en 2021, ainsi que par une amélioration notable de la demande intérieure, ayant enregistré un taux de croissance annuel moyen de 5,2% sur la période 2021-2025.
Par ailleurs, le nombre total d’emplois non agricoles créés entre 2021 et 2025 s’élève à 850.000 postes, soit une moyenne annuelle de 170.000 emplois, contre 90.000 entre 2016 et 2021 et 64.000 entre 2011 et 2016. Cette dynamique a permis de compenser, en grande partie, la perte annuelle de 105.000 emplois agricoles, principalement due aux effets de la sécheresse sur la même période. Côté inflation, le taux a reculé de 6,6% en 2022 à 0,8% en 2025, selon les données du Haut-Commissariat au Plan (HCP).
En matière de soutenabilité des finances publiques, les recettes fiscales ont atteint 342 MMDH en 2025 (+59% par rapport à 2021). Le taux de croissance annuel moyen sur la période 2022-2025 s’est établi à 19,7% pour l’impôt sur les sociétés (IS), 10,6% pour la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et 10,3% pour l’impôt sur le revenu (IR).
Le déficit budgétaire devrait s’établir, quant à lui, à 3% du PIB en 2026, contre 3,5% en 2025 et 5,5% en 2021. La dette du Trésor se situerait à 65,9% du PIB en 2026, contre 67,2% en 2025 et 71,4% en 2022.
Au niveau des échanges extérieurs, les recettes des investissements étrangers ont atteint 56 MMDH en 2025, contre 32,5 MMDH en 2021, tandis que les avoirs officiels de réserve se sont établis à 443,3 MMDH, couvrant 5 mois et 23 jours d’importations.
Pour leur part, les recettes touristiques se sont chiffrées à 138 MMDH en 2025, contre 78,7 MMDH en 2019, alors que les transferts des Marocains résidant à l’étranger se sont élevés à 122 MMDH, contre 93,3 MMDH en 2021.
Concernant les exportations de biens, elles ont atteint 469 MMDH en 2025, contre 284 MMDH en 2019. Le taux de couverture des échanges de biens et services s’est établi à 82,6% en 2025, contre 80,3% en 2019.
Pour ce qui est du déficit du compte courant, il s’est amélioré à 1,2% du PIB en 2024, contre 3,6% en 2022, selon les données de l’Office des changes.
Sur le plan de la crédibilité financière, le Royaume est sorti de la « liste grise » de surveillance renforcée du GAFI, en 2023. Il a également récupéré sa notation en catégorie « investment grade » en septembre 2025, confirmée le 27 mars 2026.
Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a salué, à l’issue de sa visite au Maroc entre janvier et février 2026, la dynamique et la résilience de l’économie marocaine.
De même, la notation du Maroc a été révisée par Moody’s en mars 2026, passant de perspective stable à perspective positive pour la dette à long terme.





















