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Dette de l’ONCF : près de 49 milliards de dirhams en 2026

La dette financière de l’Office national des chemins de fer (ONCF) continue de progresser, portée par l’accélération des grands investissements ferroviaires engagés par le Maroc à l’horizon 2030. À fin juin 2026, l’endettement de l’Office approche désormais les 49 milliards de dirhams, après une hausse de plus de 3 milliards en seulement six mois.

L’endettement de l’ONCF progresse de 7 %

Selon les données publiées dans le cadre des résultats du deuxième trimestre 2026, la dette de financement de l’ONCF s’est établie à 48,955 milliards de dirhams à fin juin, contre 45,721 milliards à fin décembre 2025. Cela représente une augmentation de 3,234 milliards de dirhams, soit une progression de 7 % en six mois.

En comptes consolidés, intégrant les filiales de l’Office, l’endettement franchit légèrement le seuil des 49 milliards de dirhams pour atteindre 49,031 milliards, contre 45,788 milliards six mois auparavant.

L’ONCF explique cette évolution par sa stratégie de financement et la trajectoire définie pour accompagner le développement de ses infrastructures ferroviaires.

Un programme ferroviaire de 96 milliards de dirhams

Cette progression de la dette intervient dans un contexte d’investissements massifs dans le secteur ferroviaire marocain. L’ONCF prévoit de mobiliser quelque 96 milliards de dirhams à l’horizon 2030 afin de transformer et moderniser le réseau national.

Cette enveloppe comprend notamment 53 milliards de dirhams consacrés aux infrastructures et équipements de la nouvelle ligne à grande vitesse Kénitra-Marrakech. Quelque 29 milliards de dirhams sont destinés à l’acquisition de 168 trains de nouvelle génération, tandis que 14 milliards seront consacrés au maintien des performances et à la modernisation du réseau existant.

L’Office affirme que ses principaux projets sont désormais bien engagés et avancent conformément aux calendriers prévus. Le chantier de la LGV Kénitra-Marrakech connaît notamment une accélération avec la réalisation de plusieurs ouvrages d’art, viaducs, voies ferrées et aménagements.

Plus de 27 millions de voyageurs au premier semestre

Malgré l’augmentation de son endettement, l’activité de l’ONCF poursuit sa progression. Plus de 27 millions de voyageurs ont emprunté les trains de l’Office durant les six premiers mois de 2026.

L’activité voyageurs a généré 1,371 milliard de dirhams de chiffre d’affaires sur la période, un niveau légèrement supérieur à celui enregistré un an auparavant, malgré les perturbations liées aux intempéries et aux travaux réalisés sur plusieurs lignes conventionnelles.

De son côté, Al Boraq confirme sa dynamique. Près de 2,8 millions de voyageurs ont utilisé le train à grande vitesse entre janvier et juin, soit une hausse de 9 % sur un an. Les recettes générées par cette activité ont progressé d’environ 7 %, pour atteindre 408 millions de dirhams.

Le chiffre d’affaires consolidé atteint 3,13 milliards de dirhams

À fin juin 2026, le chiffre d’affaires de l’ONCF s’est établi à 2,476 milliards de dirhams dans les comptes sociaux.

En intégrant les différentes filiales du groupe, le chiffre d’affaires consolidé atteint 3,131 milliards de dirhams, contre 2,962 milliards un an auparavant, soit une progression de 6 %.

La situation financière de l’ONCF reflète ainsi un double mouvement : une croissance de l’activité et de la fréquentation des trains, parallèlement à une forte mobilisation de financements pour accompagner les grands projets ferroviaires du Maroc.

Avec la LGV Kénitra-Marrakech, l’acquisition de nouveaux trains et la modernisation du réseau existant, l’Office se trouve au cœur d’un programme d’investissement sans précédent, qui devrait continuer à peser sur ses besoins de financement au cours des prochaines années.

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