
Le projet de raccordement de Béni Mellal au réseau ferroviaire national franchit une nouvelle étape, avec l’avancement des études préparatoires destinées à définir le futur tracé et les caractéristiques techniques de cette liaison. Le projet pourrait à terme améliorer considérablement la mobilité dans la région Béni Mellal-Khénifra et renforcer son intégration aux principaux pôles économiques du Royaume.
Selon les données disponibles, les études d’avant-projet sommaire (APS) sont actuellement réalisées à hauteur d’environ 20 % et devraient être achevées en décembre 2026. Cette étape doit permettre de préciser les différents paramètres techniques et financiers avant le passage aux phases suivantes du projet.
Le schéma actuellement envisagé prévoit une liaison ferroviaire entre Béni Mellal et Casablanca, avec un passage notamment par Oued Zem, Oued Zem, Bejaâd et Kasba Tadla, ainsi que la création d’une branche en direction de Fquih Ben Salah. Ce tracé permettrait de connecter plusieurs centres urbains et économiques de la région au réseau ferroviaire national.
Un trajet de moins de trois heures vers Casablanca
Selon les premières projections, le trajet entre Béni Mellal et Casablanca pourrait être réalisé en environ 2 heures et 50 minutes, avec une fréquence envisagée d’un train par heure.
Une telle desserte constituerait une évolution importante pour les habitants de la région, en facilitant leurs déplacements vers Casablanca et, au-delà, vers les autres villes desservies par le réseau national.
Pour Béni Mellal, capitale de la région Béni Mellal-Khénifra, le projet revêt une importance particulière. Malgré son poids administratif et économique, la ville reste actuellement en dehors du réseau ferroviaire direct, une situation qui limite les possibilités de mobilité et constitue depuis plusieurs années un enjeu pour le développement territorial.
Béjaâd et Kasba Tadla intégrées au tracé
Le futur tracé répond également à des revendications locales et parlementaires exprimées au cours des dernières années, notamment concernant l’intégration de Bejaâd et Kasba Tadla dans le projet.
Le scénario actuellement étudié prévoit ainsi de desservir ces deux villes, en plus d’Oued Zem, tandis qu’une branche serait consacrée à Fquih Ben Salah. Cette configuration permettrait d’élargir les bénéfices du projet à plusieurs bassins de population et d’activité économique.
Au-delà du transport des voyageurs, la future infrastructure est appelée à jouer un rôle dans le désenclavement de la région et dans son intégration aux grands corridors économiques nationaux. L’amélioration de la connexion ferroviaire pourrait également faciliter les échanges, soutenir l’investissement et renforcer la circulation des personnes et des marchandises.
Une étape décisive avant le lancement des travaux
L’achèvement des études APS prévu en décembre 2026 devrait constituer une étape déterminante pour préciser la faisabilité technique et économique du projet. Les prochaines phases devront notamment permettre de déterminer plus précisément le coût de l’infrastructure, son mode de financement, son calendrier de réalisation ainsi que les modalités techniques de sa mise en œuvre.
Pour les habitants de Béni Mellal et des villes concernées par le tracé, l’enjeu dépasse ainsi la seule question du transport. La future liaison pourrait contribuer à réduire les temps de déplacement, améliorer l’attractivité territoriale et créer de nouvelles opportunités pour l’investissement, le tourisme et l’activité économique.
L’avancement des études marque donc un passage progressif du projet, longtemps porté par les revendications locales, vers une phase plus concrète. Reste désormais à connaître le coût définitif de l’opération, son calendrier d’exécution et surtout la date à laquelle les premiers travaux pourront effectivement démarrer.





















