Société

Société

Le consortium Nareva, Kanadevia Inova et Itochu Corporation a confié à BUTEC un contrat EPC pour la réalisation du projet emblématique de valorisation énergétique des déchets (Waste-to-Energy) de Casablanca

Casablanca s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de sa gestion des déchets. Un important projet de valorisation énergétique des déchets (Waste-to-Energy) doit permettre de transformer une partie des déchets non recyclables de la métropole en énergie, tout en réduisant progressivement le recours à la mise en décharge.

Dans le cadre d’un contrat de concession de 33,5 ans conclu avec la Commune de Casablanca, le consortium composé de Nareva, Kanadevia Inova et Itochu Corporation a confié à BUTEC un contrat EPC pour la réalisation de cette installation stratégique.

Le projet doit accompagner la transition de Casablanca vers un modèle plus durable et circulaire de gestion des déchets.

1,5 million de tonnes de déchets traitées chaque année

La future installation sera construite au nord-ouest de la décharge de Médiouna, dans la région de Casablanca-Settat.

Elle sera conçue pour traiter environ 1,5 million de tonnes de déchets solides non recyclables par an. L’objectif est de détourner ces déchets de la mise en décharge et de les utiliser comme source d’énergie.

Avec une telle capacité, le projet figure parmi les infrastructures majeures destinées à répondre aux besoins d’une agglomération qui dessert une population de plus de 4,2 millions d’habitants dans le Grand Casablanca.

Cette approche doit également contribuer à réduire la pression exercée sur les capacités de stockage des déchets et à améliorer la gestion des déchets ménagers et assimilés.

Une production électrique de 126 MWe

Au-delà du traitement des déchets, l’installation aura une vocation énergétique.

Le procédé permettra de produire une puissance électrique de base pouvant atteindre 126 MWe, transformant ainsi une partie des déchets non recyclables en une source d’énergie.

Le projet s’inscrit donc dans une logique combinant gestion durable des déchets et transition énergétique, avec l’ambition de valoriser une ressource qui était jusque-là principalement destinée à l’enfouissement.

Jusqu’à une tonne de CO₂ évitée par tonne de déchets

L’impact environnemental constitue également l’un des principaux enjeux du projet.

En détournant les déchets de la mise en décharge et en les valorisant énergétiquement, l’installation devrait permettre d’éviter jusqu’à 1 tonne d’équivalent CO₂ pour chaque tonne de déchets traitée.

Cette réduction des émissions doit contribuer aux objectifs de décarbonation du Maroc, tout en favorisant une approche davantage fondée sur l’économie circulaire.

Le projet devrait ainsi permettre de rapprocher Casablanca des standards internationaux en matière de traitement et de valorisation des déchets.

BUTEC prend en charge une large partie des travaux

Dans le cadre du contrat, Kanadevia Inova, spécialiste suisse des solutions de valorisation énergétique des déchets et des gaz renouvelables, sera responsable de l’EPC du périmètre technologique et de la partie « process » de l’installation.

L’entreprise assurera également un accompagnement à long terme pour l’exploitation et la maintenance, ainsi que le financement de l’installation.

De son côté, BUTEC prendra en charge l’ensemble des travaux de génie civil du projet ainsi que l’EPC des bâtiments et des installations associées.

Son périmètre comprend notamment les travaux civils, structurels, architecturaux, mécaniques, électriques et de plomberie (MEP), ainsi que les infrastructures extérieures nécessaires au fonctionnement du site.

Une expertise internationale appuyée par des compétences locales

Pour BUTEC, cette attribution représente une nouvelle étape dans son développement au Maroc et dans le domaine des infrastructures environnementales et énergétiques.

L’entreprise entend s’appuyer sur la présence historique de ses filiales spécialisées dans le Royaume ainsi que sur son expertise dans les solutions électromécaniques et l’ingénierie.

Raymond Daou, SVP Strategy & Business Development de BUTEC, souligne notamment la volonté du groupe de renforcer sa contribution aux ambitions du Maroc en matière de développement durable.

Selon lui, la réalisation de plusieurs projets successifs dans ce domaine permet également à BUTEC de consolider son positionnement comme entrepreneur EPC généraliste dans un secteur stratégique.

Casablanca accélère sa transition vers une gestion circulaire des déchets

Avec cette nouvelle infrastructure, Casablanca cherche à faire évoluer son modèle de gestion des déchets en privilégiant davantage la valorisation plutôt que la simple mise en décharge.

Le projet combine plusieurs enjeux : réduction des volumes de déchets enfouis, production d’électricité, diminution des émissions de gaz à effet de serre et amélioration des infrastructures environnementales.

Pour la région de Casablanca-Settat, l’enjeu est également de disposer d’une infrastructure capable d’accompagner la croissance urbaine et démographique de la métropole.

À terme, la transformation de 1,5 million de tonnes de déchets non recyclables par an en énergie pourrait ainsi constituer un tournant majeur dans la politique de gestion des déchets de Casablanca et contribuer aux objectifs du Maroc en matière de transition énergétique et de décarbonation.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

6 + sept =