
La Chambre des représentants a adopté, lundi, le projet de loi n°51.25 qui élargit l’accès aux programmes d’insertion professionnelle de l’ANAPEC aux personnes non titulaires de diplômes. Le texte a été approuvé à une large majorité, avec 89 voix pour, 15 abstentions et aucune opposition.
Cette réforme marque un tournant important dans la politique de l’emploi au Maroc en ouvrant de nouvelles perspectives à une catégorie de chercheurs d’emploi jusqu’ici exclue de plusieurs dispositifs d’accompagnement.
Les non-diplômés désormais éligibles aux programmes d’insertion
Jusqu’à présent, les mécanismes de formation-insertion bénéficiant des incitations accordées par l’État étaient principalement réservés aux diplômés. Grâce à cette nouvelle loi, les personnes sans diplôme pourront désormais accéder à ces programmes et bénéficier des opportunités offertes pour intégrer le marché du travail.
L’objectif est de favoriser une meilleure inclusion professionnelle et de répondre aux besoins croissants des entreprises en main-d’œuvre qualifiée ou opérationnelle.
Une forte demande des entreprises
Présentant cette réforme devant les députés, le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a souligné que cette mesure répond à une demande importante du secteur privé.
Selon lui, l’ANAPEC dispose déjà d’environ 120.000 demandes en attente, témoignant de l’intérêt des entreprises pour le recrutement de profils non diplômés dans plusieurs secteurs d’activité.
Réduction de la durée de la formation-insertion
Le nouveau texte prévoit également une réduction de la durée des programmes de formation-insertion, qui passe de 24 à 12 mois.
Cette mesure concernera aussi bien les diplômés que les non-diplômés et vise à rendre le dispositif plus efficace, plus flexible et davantage adapté aux besoins réels du marché de l’emploi.
Des incitations renforcées pour encourager le recrutement
La réforme introduit également de nouveaux avantages destinés aux entreprises qui recrutent les bénéficiaires dans le cadre de contrats de travail classiques.
À travers cette approche, le gouvernement souhaite transformer la formation-insertion en véritable passerelle vers un emploi durable et stable, plutôt qu’en simple expérience temporaire.
Agriculture, BTP et secteurs en tension particulièrement concernés
Les secteurs qui devraient bénéficier le plus de cette réforme sont notamment l’agriculture, le BTP et plusieurs activités confrontées à une forte demande de main-d’œuvre.
Pour les chercheurs d’emploi non diplômés, cette ouverture représente une opportunité importante d’intégrer le marché du travail formel et d’accéder à de meilleures perspectives professionnelles.
Une mesure en faveur de l’inclusion économique
Avec cette réforme, le gouvernement entend renforcer l’inclusion économique et améliorer l’employabilité de milliers de Marocains. L’élargissement des programmes de l’ANAPEC aux non-diplômés constitue ainsi une étape importante dans la lutte contre le chômage et dans l’adaptation des politiques publiques aux réalités du marché de l’emploi.





















