
Les autorités renforcent leurs dispositifs de contrôle visant les ressortissants marocains détenant des biens immobiliers non déclarés à l’étranger, notamment en France et en Espagne. Grâce à l’intensification des échanges d’informations financières avec les pays européens, plusieurs cas de patrimoines dissimulés ont été mis en évidence.
Ces mécanismes de coopération permettent désormais de mieux tracer les flux financiers et d’identifier les transferts de capitaux liés à des acquisitions immobilières effectuées en dehors du cadre réglementaire.
Des enquêtes ciblant des investissements importants
Selon les informations disponibles, plusieurs dossiers portant sur des investissements immobiliers de grande envergure sont actuellement examinés par les autorités compétentes. Une part significative de ces biens serait localisée en Espagne.
Les enquêtes concernent principalement des villas, appartements et locaux commerciaux acquis sans respect des procédures obligatoires de transfert de devises. Les investigations visent également à reconstituer les circuits de financement utilisés pour ces opérations.
Les intermédiaires immobiliers également surveillés
Les autorités s’intéressent aussi aux réseaux de promotion et aux agences immobilières opérant à l’international, qui ciblent les investisseurs marocains via des campagnes numériques et publicitaires.
Ces acteurs auraient contribué à la multiplication des transactions immobilières dans plusieurs grandes villes marocaines, notamment Casablanca, Marrakech et Tanger, où les offres de biens à forte valeur ajoutée sont largement diffusées.
Des sanctions lourdes prévues
Les personnes concernées s’exposent à des sanctions financières importantes pouvant aller jusqu’à plusieurs fois la valeur des actifs non déclarés, ainsi qu’à des poursuites pénales dans les cas les plus graves.
Les administrations concernées procèdent actuellement à des croisements de données entre les bases fiscales nationales et les informations issues de la coopération internationale afin d’identifier les situations irrégulières.
Une campagne de régularisation déjà clôturée
Cette opération intervient après la clôture, fin 2024, d’une campagne de régularisation volontaire ayant permis la déclaration de plusieurs milliards de dirhams d’avoirs détenus à l’étranger.
Les contrôles en cours s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la transparence fiscale et de lutte contre la dissimulation d’actifs à l’international.





















