
Le patron de la société éditrice du The New York Times, A.G. Sulzberger, a accusé lundi les entreprises d’intelligence artificielle de « vol éhonté de propriété intellectuelle », alertant sur les menaces que ces pratiques font peser sur l’avenir du journalisme.
Des déclarations fortes lors d’un congrès à Marseille
S’exprimant lors du congrès international des médias d’information à Marseille, il a affirmé que les entreprises technologiques exploitent les contenus des médias « sans autorisation ni compensation », dénonçant une situation qu’il juge profondément déséquilibrée.
Selon lui, l’essor des systèmes d’intelligence artificielle repose sur une utilisation massive de contenus protégés, sans cadre clair garantissant les droits des éditeurs et des journalistes.
Des critiques directes contre les géants de la tech
A.G. Sulzberger, dont le journal poursuit notamment Microsoft et OpenAI, estime que le secteur de l’information n’a pas su répondre efficacement à ces pratiques.
Il met en garde contre une concentration croissante du pouvoir entre les mains des entreprises d’IA, qui exploiteraient les données du web à grande échelle tout en assumant, selon lui, trop peu de responsabilités envers la production d’une information fiable.
Des inquiétudes sur l’avenir du journalisme
Le dirigeant a également exprimé sa crainte de voir diminuer le nombre de journalistes consacrés à l’enquête et à la production de contenus originaux, dans un contexte où les modèles économiques des médias sont fragilisés.
Un débat mondial sur l’IA et les médias
Ces déclarations interviennent alors que les médias du monde entier s’interrogent sur l’impact de l’intelligence artificielle sur leur avenir, dans un contexte de forte concurrence des plateformes numériques et de débat croissant sur l’utilisation des contenus protégés.





















