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Les recettes fiscales du Maroc progressent de 10,4 milliards de dirhams à fin avril 2026

Les recettes fiscales du Maroc ont enregistré une hausse de 10,4 milliards de dirhams à fin avril 2026, selon le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, lors de son intervention devant la Chambre des conseillers dans le cadre du suivi de l’exécution de la loi de finances 2026.

Forte contribution de l’impôt sur les sociétés

Cette progression est principalement portée par la bonne performance de l’impôt sur les sociétés (IS), qui a augmenté de 9,1 milliards de dirhams, soit une hausse de 25% par rapport à la même période de l’année précédente.

L’impôt sur le revenu (IR) a également progressé de 1 milliard de dirhams (+4,8%), tandis que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a enregistré une hausse de 1,3 milliard de dirhams (+4%), avec un taux de réalisation d’environ 49% à fin avril.

Les droits d’enregistrement et de timbre ont augmenté de 1 milliard de dirhams (+11,4%), alors que la taxe intérieure de consommation (TIC) a progressé de 854 millions de dirhams, soutenue par une amélioration de la consommation intérieure estimée à +7,4%.

Dépenses de soutien et mesures sociales

Sur le plan des dépenses, l’exécution de la loi de finances 2026 se déroule globalement conformément aux prévisions, avec la poursuite de plusieurs mesures de soutien destinées à atténuer l’impact de la conjoncture économique.

Ces mesures incluent notamment :

  • environ 600 millions de dirhams par mois pour subventionner le gaz butane
  • 650 millions de dirhams pour stabiliser les tarifs du transport
  • 300 millions de dirhams pour le maintien des prix de l’électricité

Le coût global du soutien à l’électricité devrait atteindre près de 3 milliards de dirhams.

Inflation maîtrisée et objectifs budgétaires

Le ministre a indiqué que l’inflation est restée faible durant le début de l’année 2026, à des niveaux inférieurs à 1%, avant de se stabiliser autour de 0,9%, contribuant à la stabilité de l’activité économique.

Le gouvernement vise par ailleurs une réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB d’ici fin 2026, ainsi qu’une stabilisation de la dette publique autour de 66% du PIB.

Amélioration structurelle des finances publiques

Les recettes ordinaires sont passées de 256 milliards de dirhams en 2021 à 424 milliards de dirhams en 2025, enregistrant une croissance moyenne annuelle de 13,5%, ce qui traduit une amélioration structurelle des finances publiques.

Confiance renforcée des institutions internationales

Fouzi Lekjaa a enfin souligné la reconnaissance des institutions financières internationales. Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé l’éligibilité du Maroc à la ligne de crédit modulable, témoignant de la solidité du cadre macroéconomique national.

De leur côté, l’agence Standard & Poor’s a maintenu la note du Maroc en catégorie “investment grade” avec une perspective stable, tandis que Moody’s a relevé la perspective de la note souveraine du pays de “stable” à “positive”, renforçant ainsi la confiance des marchés internationaux.

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