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Solaire flottant : 12 barrages du Sebou à l’étude au Maroc

L’Agence du bassin hydraulique du Sebou (ABHS) engage une nouvelle réflexion autour de la valorisation énergétique des ressources hydriques du bassin. L’agence étudie le potentiel de développement de centrales solaires flottantes sur douze grands barrages, une démarche qui pourrait contribuer à renforcer la production d’énergie renouvelable tout en optimisant l’utilisation des plans d’eau existants.

Un potentiel solaire à évaluer sur 12 barrages

L’étude vise à établir un diagnostic global du potentiel offert par les douze retenues sélectionnées. L’objectif est notamment d’identifier les sites présentant les conditions les plus favorables à l’installation de panneaux photovoltaïques flottants et d’établir une sélection argumentée des ouvrages susceptibles d’accueillir de tels projets.

Cette démarche doit permettre de disposer d’une vision plus précise des possibilités offertes par le bassin du Sebou en matière de production solaire flottante, avant toute décision concernant d’éventuels investissements.

Des panneaux photovoltaïques installés sur les retenues

Le solaire flottant consiste à installer des panneaux photovoltaïques sur la surface de plans d’eau, grâce à des structures spécialement conçues pour résister aux conditions du milieu aquatique. Cette technologie permet notamment de produire de l’électricité sans mobiliser de nouvelles superficies terrestres pour les installations solaires.

Dans le cas des barrages, elle peut également offrir un intérêt complémentaire dans la mesure où les infrastructures hydrauliques disposent déjà d’un espace artificiellement créé et d’équipements associés à la production ou au transport d’électricité.

Le bassin du Sebou au cœur de la diversification énergétique

L’initiative de l’ABHS s’inscrit dans un contexte où le Maroc cherche à accroître la part des énergies renouvelables dans son mix électrique. L’exploitation du potentiel solaire des retenues d’eau pourrait ainsi constituer une piste supplémentaire de diversification, en complément des installations photovoltaïques et éoliennes développées sur le territoire.

Le recours au solaire flottant pourrait également présenter un intérêt particulier dans les régions où la disponibilité du foncier constitue une contrainte pour le développement de nouvelles centrales.

Une première étape avant d’éventuels projets

L’étude menée par l’ABHS ne signifie pas, à ce stade, que douze centrales solaires flottantes seront automatiquement réalisées. Elle doit d’abord permettre de déterminer le potentiel réel des différents sites et de hiérarchiser les barrages en fonction de leurs caractéristiques et de leur aptitude à accueillir ce type d’installation.

À terme, l’agence devrait disposer d’un diagnostic global du potentiel solaire flottant des douze barrages, ainsi que d’une sélection des sites présentant les conditions les plus favorables.

Cette étape pourrait ensuite servir de base à la préparation de projets concrets, dans un secteur appelé à prendre davantage d’importance au Maroc alors que le Royaume cherche à conjuguer gestion durable de l’eau, optimisation des infrastructures hydrauliques et développement des énergies renouvelables.

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