
Cosumar a retrouvé une partie de sa dynamique au deuxième trimestre 2026, après un début d’année perturbé par des difficultés logistiques et portuaires. Le groupe sucrier a réalisé un chiffre d’affaires trimestriel de 2,619 milliards de dirhams, en baisse de 2,8 % sur un an. Le recul atteignait 17,3 % au premier trimestre.
Un rattrapage progressif des volumes
Cette amélioration s’explique principalement par le rattrapage des volumes de vente. Cosumar indique avoir résorbé au cours du deuxième trimestre une partie du retard accumulé durant les trois premiers mois de l’année, période marquée par des conditions climatiques exceptionnelles et des perturbations au niveau des chaînes logistiques portuaires.
Le groupe a ainsi mobilisé ses capacités industrielles et logistiques afin d’accompagner la reprise progressive de son activité et de rétablir ses flux commerciaux.
Cette amélioration des volumes n’a toutefois pas permis de compenser totalement la baisse des prix sur les marchés internationaux.
La baisse des cours du sucre pèse sur les revenus
Au deuxième trimestre, les cours mondiaux du sucre blanc et du sucre brut ont poursuivi leur orientation baissière, exerçant une pression sur le chiffre d’affaires de Cosumar.
Les activités à l’export ont également subi les effets de cette évolution défavorable des marchés internationaux, limitant l’impact positif du redressement des volumes commercialisés.
Sur l’ensemble du premier semestre 2026, le chiffre d’affaires consolidé s’établit ainsi à 4,825 milliards de dirhams, contre 5,362 milliards à fin juin 2025, soit un recul de 10 % sur un an.
L’écart s’est néanmoins progressivement réduit au deuxième trimestre grâce à l’amélioration de la dynamique commerciale et à la normalisation des flux logistiques.
240 000 tonnes de sucre blanc produites
Sur le plan agricole, la campagne 2026 a permis de produire environ 240 000 tonnes de sucre blanc, contre 280 000 tonnes lors de la campagne précédente.
Cette baisse intervient dans un contexte difficile, notamment marqué par des inondations dans les régions du Gharb et du Loukkos, qui ont affecté les cultures sucrières.
La canne à sucre affiche toutefois une évolution plus favorable, avec une amélioration des rendements d’environ 15 %, portée notamment par une meilleure disponibilité des ressources hydriques.
Cosumar vise plus de 60 000 hectares en 2026-2027
L’amélioration de la situation hydrique constitue un élément positif pour les prochaines campagnes agricoles. Cosumar prévoit ainsi de dépasser 60 000 hectares de cultures sucrières dès la campagne 2026-2027.
Cette ambition repose notamment sur l’amélioration du remplissage des barrages et sur une disponibilité accrue de l’eau pour les cultures.
La dette nette progresse de 45 %
Parallèlement à l’évolution de son activité, Cosumar a enregistré une hausse importante de son endettement.
À fin juin 2026, la dette nette consolidée s’établit à 2,333 milliards de dirhams, contre 1,608 milliard un an auparavant. Elle progresse ainsi de 45,1 % sur une année.
Le groupe explique principalement cette évolution par l’augmentation des besoins de financement liés à la campagne agricole, notamment en raison de l’accroissement des superficies consacrées à la betterave et à la canne à sucre.
Les investissements reculent à 78 MDH
Les investissements réalisés au cours du premier semestre ont, de leur côté, diminué. Ils atteignent 78 millions de dirhams, contre 92 millions un an auparavant.
Ces dépenses ont principalement porté sur les programmes de mise à niveau et de maintenance de l’outil industriel, afin de préserver les capacités de production et d’accompagner la poursuite des activités du groupe.
Une capacité de raffinage de plus de 7 000 tonnes par jour
Pour la deuxième partie de l’année, Cosumar mise sur une normalisation progressive du trafic portuaire, après les perturbations enregistrées en début d’exercice.
Le groupe dispose par ailleurs d’une capacité de raffinage supérieure à 7 000 tonnes par jour, qui doit lui permettre de répondre à ses besoins industriels et commerciaux.
Cosumar poursuit également son projet de production de gaz carbonique liquide. Les premières livraisons de cette nouvelle activité sont attendues au premier trimestre 2027, constituant un nouvel axe de développement pour le groupe.





















