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Le Maroc continue de recevoir du gaz russe via l’Espagne pour le 28e mois consécutif

Le Maroc continue de figurer parmi les pays arabes recevant des approvisionnements en gaz russe, à travers un circuit indirect passant par le marché espagnol, dans un contexte marqué par l’interconnexion croissante des marchés énergétiques de la Méditerranée occidentale.

Selon des données rapportées par la plateforme spécialisée « L’Énergie », le Royaume figure pour le 28e mois consécutif parmi les pays arabes important du gaz russe acheminé par gazoduc, malgré l’absence de toute infrastructure reliant directement le Maroc au réseau russe de transport de gaz.

Ces approvisionnements transitent par l’Espagne. Le mécanisme repose sur l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) russe vers les terminaux espagnols, où il est regazéifié avant d’être acheminé sous forme de gaz naturel vers le Maroc via le gazoduc Maghreb-Europe.

Cette configuration illustre l’interconnexion des infrastructures énergétiques dans la région et la complexité des flux gaziers en Méditerranée. Elle permet notamment au gaz russe d’atteindre indirectement le marché marocain, sans qu’une liaison gazière directe entre les deux pays soit nécessaire.

Les recettes énergétiques russes en baisse

La poursuite de ces flux intervient alors que les recettes russes provenant des exportations énergétiques ont enregistré un recul au cours du mois de juillet dernier.

Selon les mêmes données, ces revenus ont diminué d’environ 12 %, pour atteindre près de 683 millions d’euros par jour, principalement sous l’effet du recul des recettes issues des produits pétroliers et du gaz naturel liquéfié.

Cette évolution intervient dans un contexte de restrictions et de sanctions occidentales visant le secteur énergétique russe depuis le début de la guerre en Ukraine.

Huit pays arabes continuent d’importer de l’énergie russe

À l’échelle arabe, les données recensent huit pays ayant continué à importer de l’énergie russe depuis l’entrée en vigueur des sanctions occidentales : le Maroc, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, l’Égypte, le Koweït, la Syrie, la Tunisie et la Libye.

La persistance de ces flux met en évidence le rôle stratégique des infrastructures énergétiques régionales dans la redistribution des approvisionnements.

Elle souligne également la complexité du commerce du gaz en Méditerranée, où la destination finale d’une cargaison ne correspond pas nécessairement à son origine directe, notamment en raison des opérations de regazéification et des interconnexions entre les différents réseaux.

Pour le Maroc, le recours à cette voie indirecte à travers l’Espagne illustre ainsi l’importance des infrastructures énergétiques ibériques et régionales dans la diversification des sources et des circuits d’approvisionnement du Royaume.

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