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Mines : SilverMark prépare son arrivée au Maroc avec Akka

Le projet de rapprochement entre les sociétés minières canadiennes Silver Hammer Mining et Stroud Resources se précise, avec le Maroc appelé à occuper une place importante dans le futur portefeuille du groupe.

Les deux entreprises ont annoncé, mercredi 26 août 2026, une levée de fonds comprise entre 7 et 10 millions de dollars canadiens, soit environ 46,8 à 66,9 millions de dirhams. L’opération pourrait atteindre 12 millions de dollars canadiens, près de 80,2 millions de dirhams, si l’option supplémentaire accordée aux intermédiaires financiers est intégralement exercée.

Cette opération doit notamment permettre de financer les travaux d’exploration et le développement des actifs argentifères du futur groupe, dont plusieurs projets miniers situés au Maroc.

Akka au cœur du portefeuille marocain

Le principal actif marocain concerné est l’ancienne mine polymétallique d’Akka, à laquelle s’ajoutent plusieurs propriétés minières, concessions et permis de recherche.

Ces actifs sont détenus par SilverMark Resources Inc., société canadienne privée que Silver Hammer doit également intégrer dans le cadre du rapprochement annoncé.

À travers des accords conclus avec SABI-AIM Minerals, SilverMark dispose du droit d’acquérir jusqu’à 75 % d’un ensemble d’actifs miniers marocains. Le périmètre comprend notamment la mine d’Akka, des propriétés associées, plusieurs concessions et permis d’exploration ainsi que des zones de stocks miniers.

Les accords couvrent également les données techniques, géologiques et d’ingénierie, les droits fonciers et de surface ainsi que les équipements liés aux différents actifs.

Une installation de traitement intégrée au projet

Le projet marocain ne se limite pas aux droits miniers. SilverMark dispose également d’une option lui permettant d’acquérir jusqu’à 75 % d’une installation de traitement existante, bénéficiant des autorisations nécessaires.

Cette acquisition reste soumise aux conditions prévues dans les accords conclus avec SABI-AIM Minerals et doit intervenir dans le délai fixé par ces conventions.

L’accès à une infrastructure de traitement existante pourrait ainsi constituer un élément important pour le développement futur des actifs marocains et les travaux d’exploration envisagés par le groupe.

Un financement destiné à accélérer l’exploration

La levée de fonds annoncée repose sur l’émission de reçus de souscription par SilverMark au prix de 0,26 dollar canadien par titre, soit environ 1,74 dirham.

Le placement doit porter sur un minimum de 26,9 millions de titres et un maximum de 38,4 millions. Une option supplémentaire permettrait d’émettre jusqu’à 7,6 millions de titres supplémentaires, pour une valeur pouvant atteindre 2 millions de dollars canadiens.

Red Cloud Securities agit comme chef de file et seul teneur de livre pour l’opération.

Les fonds levés doivent principalement servir aux programmes d’exploration, à l’avancement du portefeuille argentifère du futur groupe et à ses besoins généraux de trésorerie.

La clôture de l’opération est prévue autour du 15 octobre 2026, sous réserve de l’obtention des différentes autorisations réglementaires et actionnariales, notamment celles de la Canadian Securities Exchange, de la Bourse de croissance TSX et des actionnaires de Stroud.

Le futur Silver Frontier réunira des actifs sur trois continents

Une fois le rapprochement finalisé, le nouvel ensemble prendra le nom de Silver Frontier Resources Corp. et devrait conserver sa cotation sur la Canadian Securities Exchange.

Silver Frontier réunira les actifs marocains de SilverMark avec plusieurs projets miniers situés aux États-Unis et au Mexique.

Silver Hammer apportera notamment ses projets argentifères Silver Strand, dans l’Idaho, ainsi que Eliza et Silverton, dans le Nevada. L’entreprise conservera également son option sur la propriété Fahey, située dans la Silver Valley de l’Idaho.

De son côté, Stroud apportera principalement le projet argent-or Santo Domingo, situé dans l’État mexicain de Jalisco.

Le portefeuille du futur groupe sera ainsi réparti entre le Maroc, les États-Unis et le Mexique, avec une exposition à différents projets d’argent, d’or et de métaux polymétalliques.

Des conditions à remplir pour sécuriser les actifs marocains

Le montage prévoit plusieurs étapes avant la finalisation complète des opérations marocaines.

Parmi les conditions figurent notamment l’acquisition effective d’une participation de 75 %, ou du maximum prévu par les accords, dans la mine d’Akka, les autres propriétés minières et les zones de stocks.

Le groupe devra également publier des estimations de ressources minérales répondant aux normes réglementaires applicables dans un délai pouvant aller jusqu’à 60 mois après la prise d’effet du rapprochement avec SilverMark.

Ces étapes seront déterminantes pour la valorisation future du portefeuille marocain et pour la conversion de certaines actions à valeur contingente prévues dans le montage financier.

Eric Sprott appelé à devenir un actionnaire majeur

L’opération bénéficie également du soutien attendu de l’investisseur minier canadien Eric Sprott, qui devrait participer à la levée de fonds et devenir le principal actionnaire de Silver Frontier après la réalisation du rapprochement.

Chaque reçu de souscription donnera, une fois les conditions de libération remplies, droit à une action du futur groupe ainsi qu’à un bon de souscription permettant d’acquérir une action supplémentaire au prix de 0,38 dollar canadien, soit environ 2,54 dirhams.

Ces bons seront exerçables pendant une période de 36 mois à compter de la clôture du placement.

Avec Akka et plusieurs autres permis et infrastructures minières, le Maroc pourrait ainsi devenir l’un des piliers du futur portefeuille de Silver Frontier, alors que le groupe cherche à bâtir une plateforme minière internationale spécialisée notamment dans l’argent et les métaux polymétalliques.

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