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Tourisme interne au Maroc : le chèque-vacances pourrait intégrer la stratégie touristique 2026-2030

Le projet de mise en place du chèque-vacances revient au centre des discussions autour du développement du tourisme interne au Maroc. Selon plusieurs professionnels du secteur, ce dispositif pourrait devenir l’un des axes majeurs de la future feuille de route touristique 2026-2030 portée par le prochain gouvernement.

Inspiré de modèles déjà adoptés dans plusieurs pays européens, le système du chèque-vacances permettrait aux salariés de bénéficier d’une aide financière destinée à financer leurs séjours, transports ou activités de loisirs. L’objectif affiché est de démocratiser l’accès aux vacances pour les ménages marocains tout en stimulant l’activité touristique nationale.

La ministre du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, a confirmé que cette piste figure parmi les mécanismes actuellement étudiés dans le cadre de la préparation de la prochaine stratégie touristique nationale. Des concertations sont en cours avec les différents acteurs du secteur afin d’évaluer les modalités de mise en œuvre et les conditions de faisabilité du projet.

Pour les opérateurs touristiques, ce mécanisme pourrait également contribuer à réduire le poids de l’informel dans le secteur. Aujourd’hui, une grande partie des touristes marocains privilégient les locations non déclarées ou les hébergements alternatifs afin de réduire leurs dépenses de vacances. Le chèque-vacances permettrait ainsi de réorienter une partie de cette demande vers les établissements touristiques structurés.

Les professionnels estiment par ailleurs que ce système pourrait aider à limiter la saisonnalité touristique, soutenir les hôtels classés et encourager la création d’une offre adaptée au pouvoir d’achat de la classe moyenne marocaine. Plusieurs voix appellent également au développement de résidences touristiques et d’hébergements accessibles afin de renforcer durablement le tourisme domestique.

Toutefois, la concrétisation du projet dépendra largement des orientations du prochain exécutif issu des élections législatives de 2026. La mise en place d’un tel dispositif nécessitera un cadre législatif, des mécanismes de financement et une coordination entre l’État, les entreprises et les professionnels du tourisme.

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