
Le ministre de la Justice accepte un amendement : l’âge d’accès à la profession d’avocat relevé à 45 ans
Le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a validé un amendement parlementaire portant l’âge maximum d’accès à la profession d’avocat à 45 ans, contre 40 ans prévu initialement dans le projet de loi n°66.23 relatif à l’organisation de la profession.
Un compromis entre majorité et opposition
Cette décision intervient à la suite de propositions déposées par plusieurs composantes de la majorité et de l’opposition à la Chambre des représentants, lors de l’examen du texte en commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme.
Élargir l’accès à la profession
Les députés favorables à cet amendement estiment qu’il vise à élargir la base des candidats à la profession d’avocat et à garantir une meilleure égalité des chances entre les différents parcours universitaires en sciences juridiques.
Ils soulignent également la nécessité de trouver un équilibre entre la préservation de la qualité et de la réputation de la profession, et l’ouverture à des profils diversifiés, notamment dans une logique de réinsertion et de reconnaissance des parcours professionnels antérieurs.
Alignement avec d’autres dispositifs de recrutement
Le groupe socialiste–opposition fédérale a justifié cette modification par la volonté d’harmoniser l’âge limite avec celui appliqué dans certains systèmes de recrutement, notamment dans la magistrature, conformément aux dispositions de la loi organique encadrant le statut des magistrats.
Valorisation de l’expérience professionnelle
Pour la majorité des groupes parlementaires, ce relèvement de l’âge permettrait d’attirer des profils expérimentés ayant accumulé une expertise juridique dans d’autres secteurs, contribuant ainsi à enrichir la profession tout en maintenant un équilibre avec l’insertion des jeunes diplômés.
Ce projet d’amendement a été soutenu par plusieurs groupes parlementaires de la majorité et de l’opposition, ainsi que par deux députées, dans le cadre des discussions sur la réforme de la profession d’avocat.





















