
L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a annoncé son intention d’engager une action en justice contre le président algérien Abdelmadjid Tebboune, après avoir été gracié en novembre dernier à la suite d’une année d’emprisonnement.
Une déclaration forte à Paris
Invité à une table ronde à l’Assemblée nationale à Paris, lors de la Journée du livre politique, Boualem Sansal a affirmé clairement :
“Je vais attaquer monsieur Tebboune (…) parce que c’est lui qui m’a condamné”.
Une condamnation contestée
L’écrivain de 81 ans a dénoncé une condamnation qu’il juge injuste, affirmant avoir été accusé de faits graves tels que “terrorisme”, “espionnage” et “atteinte à la sûreté de l’État”.
Condamné à cinq ans de prison, il a finalement été libéré après près d’un an de détention.
Une procédure en préparation
Selon Boualem Sansal, une procédure judiciaire est déjà en cours, son avocat ayant préparé un dossier pour saisir la justice internationale contre Abdelmadjid Tebboune.
Il précise toutefois attendre “le bon moment” pour lancer officiellement cette action.
Une critique du procès
L’auteur a également dénoncé l’absence d’un procès équitable, estimant ne pas avoir bénéficié de garanties fondamentales, notamment la présence d’observateurs internationaux.
Un changement d’éditeur remarqué
Récemment, Boualem Sansal a quitté Gallimard pour rejoindre Grasset, filiale du groupe Hachette Livre.
Ce choix fait suite à un désaccord sur la gestion de sa détention, qu’il jugeait incompatible avec sa “ligne de résistance”.
Une affaire à portée politique
Cette annonce pourrait raviver les tensions autour de la liberté d’expression en Algérie, et relancer le débat sur les conditions de détention et de jugement des opposants.





















