
Le Maroc investit 385 millions de dirhams dans cinq nouvelles gares ferroviaires entre Benguerir et Marrakech
Le Maroc poursuit le développement de son infrastructure ferroviaire avec le lancement d’un projet visant à renforcer la liaison entre les pôles urbains, économiques, scientifiques et sportifs, dans le cadre des préparatifs du Royaume aux grands événements internationaux des prochaines années.
Dans ce contexte, l’Office national des chemins de fer (ONCF) a lancé un marché d’un montant de plus de 385 millions de dirhams, soit environ 38,5 milliards de centimes, pour la réalisation et l’équipement de cinq nouvelles gares ferroviaires sur l’axe Benguerir-Marrakech.
Selon les données du cahier des charges, le projet prévoit la création de nouvelles infrastructures destinées à s’intégrer au réseau ferroviaire existant et aux extensions programmées, afin d’accompagner la croissance urbaine et économique de la région.
Les cinq infrastructures comprennent une gare dédiée à la grande vitesse à la Green City de Benguerir, une gare de transport régional RER au même endroit, ainsi que trois autres gares RER à Sidi Bou Othmane, Sidi Ghanem et au niveau du Stade de Marrakech.
Benguerir au cœur du dispositif
La Green City de Benguerir occupe une place centrale dans ce projet. Devenue un pôle scientifique, technologique et économique, elle devrait bénéficier d’une meilleure connexion ferroviaire, facilitant les déplacements des étudiants, salariés, investisseurs et voyageurs.
La gare RER de la Green City sera davantage destinée aux déplacements quotidiens, tandis que celle de Sidi Bou Othmane contribuera à améliorer la desserte des différentes zones situées sur l’axe ferroviaire reliant Benguerir à Marrakech.
La future gare de Sidi Ghanem s’inscrit, quant à elle, dans une logique d’accompagnement du développement industriel et commercial de la zone. La gare prévue au niveau du Stade de Marrakech répondra notamment aux besoins liés à cet important équipement sportif et à l’accueil de grands flux de visiteurs et de supporters lors des événements majeurs.
Des infrastructures entièrement équipées
Le marché ne porte pas uniquement sur la construction des bâtiments. Il comprend également un large éventail de travaux nécessaires à la mise en service des futures gares.
Les prestations prévues couvrent notamment la réalisation des infrastructures et structures en béton, la construction des quais et ouvrages annexes, ainsi que l’aménagement des passages et des différents espaces de circulation et de connexion au sein des gares.
Le projet prévoit également les travaux de finition, notamment les revêtements des murs et plafonds, l’étanchéité, l’isolation thermique, la peinture ainsi que l’installation des équipements techniques nécessaires au fonctionnement des infrastructures.
Les futures gares seront également dotées de réseaux électriques moyenne et basse tension, de systèmes d’éclairage et d’alimentation électrique, ainsi que de réseaux d’eau, d’assainissement, de ventilation et de climatisation.
La société qui remportera le marché devra par ailleurs installer les systèmes de sécurité et de protection, notamment les dispositifs d’alarme, de lutte contre les incendies et de vidéosurveillance, afin de garantir la sécurité des voyageurs, des infrastructures et du personnel.
Des exigences strictes en matière de qualité et de sécurité
Le cahier des charges impose également plusieurs obligations techniques à l’entreprise chargée des travaux. Celle-ci devra notamment réaliser les études ainsi que les plans préliminaires, d’exécution et de détail avant le démarrage du chantier.
Ces documents devront être soumis à l’examen et à l’approbation de l’ONCF et des organismes compétents chargés du contrôle.
Le projet accorde également une importance particulière à la qualité, à la sécurité et à la protection de l’environnement. L’entreprise devra ainsi mettre en place des plans spécifiques concernant l’assurance qualité, la protection environnementale ainsi que la prévention et la sécurité et la santé sur les chantiers.
Elle devra également mobiliser les ressources humaines qualifiées, les équipements et les moyens matériels nécessaires, tout en respectant le calendrier fixé pour la réalisation du projet et en prenant les mesures permettant de limiter l’impact des travaux sur la circulation ferroviaire.
Un réseau ferroviaire plus intégré
Ce projet intervient alors que le Maroc accélère ses investissements dans le secteur ferroviaire, avec l’ambition de faire évoluer progressivement son réseau d’un modèle principalement axé sur la liaison entre les grandes villes vers un système plus intégré combinant trains à grande vitesse, transport régional et mobilité urbaine.
Les cinq nouvelles gares devraient ainsi renforcer l’attractivité de l’axe Benguerir-Marrakech, tout en facilitant les déplacements entre les différents pôles résidentiels, économiques, scientifiques et sportifs.
Elles devraient également offrir aux habitants et aux visiteurs des solutions de transport collectif plus rapides, efficaces et adaptées à l’évolution des besoins de mobilité.
Cette orientation revêt une importance particulière à l’approche des grands rendez-vous internationaux, notamment la Coupe du monde 2030. Le développement d’un réseau ferroviaire capable d’absorber l’augmentation attendue du nombre de voyageurs et de relier efficacement les villes et infrastructures stratégiques constitue ainsi l’un des principaux enjeux de la modernisation des transports au Maroc.





















