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Le président de la FDIM : L’Afrique doit créer davantage de valeur à partir de ses ressources minières

La troisième édition de l’International Mining Congress (IMC Morocco 2026) s’est ouverte à Rabat avec un appel à renforcer la transformation locale des ressources minières africaines et à développer des chaînes de valeur industrielles davantage intégrées sur le continent. Dans son mot d’ouverture, le président de la Fédération de l’Industrie Minérale du Maroc (FDIM) a souligné la portée particulière de cette édition, organisée pour la première fois sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.

Le président de la FDIM Mohammed CHERRAT a exprimé sa profonde reconnaissance au Souverain pour cette Haute Distinction, qui, selon lui, honore le Congrès et engage ses organisateurs à contribuer aux ambitions industrielles du Royaume ainsi qu’au développement du secteur minier africain. Il a également salué la Haute Sollicitude de Sa Majesté le Roi Mohammed VI envers le développement économique, industriel et durable du Maroc.

Le discours a également mis en avant la présence des délégations ministérielles, des représentants du corps diplomatique, des institutions publiques et privées, des industriels, des investisseurs, des experts et des différents partenaires du Congrès. Une attention particulière a été accordée à la délégation de la République gabonaise, invitée d’honneur de cette édition. Cette présence illustre, selon le président de la FDIM, la vocation africaine de l’IMC Morocco et la volonté de rapprocher les pays producteurs de ressources, les acteurs industriels, les investisseurs ainsi que les détenteurs de technologies et de compétences.

L’ambition affichée est de favoriser des partenariats fondés sur les complémentarités des économies africaines, le partage des savoir-faire et le développement de capacités industrielles sur le continent. Le président de la FDIM a ainsi rappelé que les minerais critiques et stratégiques occupent une place croissante dans les transformations de l’économie mondiale, notamment sous l’effet de la transition énergétique, des nouvelles mobilités, du développement du numérique et des évolutions technologiques.

Selon lui, une réalité s’impose : le monde aura besoin de davantage de ressources minérales, alors que l’Afrique dispose d’un patrimoine minéral considérable. L’enjeu ne consiste donc plus uniquement à connaître les ressources disponibles sur le continent, mais à déterminer comment mieux les valoriser, développer les capacités industrielles et créer davantage de valeur en Afrique.

Cette orientation constitue le cœur du thème de cette troisième édition : « Vers une nouvelle ère industrielle : l’Afrique, hub intégré de la transformation des minerais critiques et stratégiques ». Pour le président de la FDIM, l’avenir de l’industrie minérale africaine ne peut se limiter à l’extraction. Il englobe également l’exploration, la transformation, le raffinage, l’énergie, les infrastructures, les technologies, les compétences, le financement, la sous-traitance et l’innovation, autant de composantes nécessaires à la construction d’écosystèmes industriels plus complets.

L’objectif est ainsi de permettre à une plus grande part des ressources extraites en Afrique d’y être également transformée et valorisée, afin de générer des investissements, des emplois qualifiés, des savoir-faire et des entreprises capables de s’inscrire durablement dans les chaînes de valeur mondiales.

La présence du Gabon comme pays invité d’honneur s’inscrit pleinement dans cette réflexion. Elle offre notamment l’occasion de mettre en lumière les enjeux liés à la valorisation des ressources, au développement industriel et à la création de valeur en Afrique. Plus largement, le président de la FDIM a insisté sur les complémentarités entre le Maroc et ses partenaires africains, notamment en matière d’investissement, de partage des compétences et de construction de chaînes industrielles mieux intégrées.

Il a également souligné qu’aucun pays ne réunit à lui seul l’ensemble des ressources, technologies, financements, infrastructures et compétences nécessaires aux industries de demain. La coopération apparaît ainsi comme un élément essentiel pour concrétiser des projets répondant aux intérêts des économies et des populations africaines. « Notre objectif n’est pas que chaque pays fasse tout, seul. Il est que nos pays puissent faire davantage, ensemble », a-t-il résumé.

Dans cette dynamique, le Maroc dispose, selon le président de la FDIM, de plusieurs atouts, notamment une longue histoire minière, une expertise reconnue, des opérateurs de référence, des infrastructures développées et une base industrielle diversifiée. Sa position géographique lui permet également de contribuer aux échanges entre l’Afrique, l’Europe et les marchés internationaux.

Le discours a par ailleurs rappelé que, selon l’édition 2025 de l’Indice d’attractivité des investissements miniers de l’Institut Fraser, le Maroc s’est classé au 15e rang mondial. Ce résultat souligne, selon la FDIM, l’intérêt de poursuivre les efforts engagés pour renforcer l’attractivité du secteur, encourager l’investissement et développer la transformation locale.

Le Maroc peut ainsi contribuer à relier les ressources du continent aux capacités industrielles, aux technologies, aux capitaux et aux marchés, dans une logique de complémentarité avec les autres économies africaines. C’est également dans cette perspective que l’IMC Morocco a été lancé en 2024, avec l’ambition de créer au Maroc un rendez-vous international capable de rassembler l’écosystème minier, de rapprocher les décideurs publics et privés et de favoriser les échanges entre idées, projets et opportunités.

Depuis sa première édition, le Congrès a progressivement élargi sa portée. En 2024, il avait accueilli plus de 800 participants, 48 exposants et des représentants de 30 pays. En 2025, il a réuni plus de 1 000 participants, 74 exposants et des représentants de 40 pays. Au-delà de ces chiffres, cette évolution témoigne, selon la FDIM, de la mobilisation croissante des institutions, des entreprises et des partenaires africains et internationaux.

La précédente édition avait également été marquée par l’adoption de la Déclaration de Marrakech, autour de principes environnementaux, sociaux et de gouvernance appliqués au secteur minier. Cette déclaration avait notamment rappelé l’importance de construire, en Afrique et avec les acteurs africains, des réponses adaptées aux défis du continent.

Pour le président de la FDIM, le Congrès ne doit toutefois pas se limiter au partage d’idées. Il doit également contribuer à rapprocher les acteurs et à faire émerger des projets. C’est dans cette logique que le Mining Business Hub doit faciliter les rencontres entre porteurs de projets, entreprises, fournisseurs de technologies, investisseurs, institutions financières et partenaires du développement.

Le développement d’une industrie minière performante repose ainsi sur un écosystème complet associant énergie, infrastructures, compétences, technologies, fournisseurs et financements, mais également sur une vision de long terme. Le président de la FDIM a également insisté sur le rôle des femmes et des hommes qui feront l’industrie de demain, en particulier à travers la formation, le développement des compétences et l’intégration des jeunes talents dans les nouvelles chaînes de valeur.

La recomposition des chaînes d’approvisionnement, la progression des besoins en ressources minérales et les transformations technologiques ouvrent de nouvelles perspectives, mais créent également de nouvelles responsabilités pour les pays producteurs. Pour l’Afrique, l’enjeu est de renforcer sa capacité à explorer, transformer, innover, développer les compétences, attirer les investissements et créer davantage de valeur sur son territoire.

La question n’est donc plus seulement de déterminer quelle place l’Afrique occupe dans les chaînes de valeur mondiales, mais de renforcer sa présence là où se crée la valeur. Une telle ambition nécessite un dialogue durable entre les opérateurs, les pouvoirs publics, les investisseurs, les partenaires technologiques et financiers et l’ensemble des acteurs de l’écosystème.

C’est précisément la vocation que la FDIM entend donner à l’IMC Morocco : créer un espace de dialogue, rapprocher les acteurs et contribuer à transformer les échanges en partenariats et en projets.

Le président de la FDIM a enfin salué l’engagement des différents partenaires ayant contribué à l’organisation de cette troisième édition. Il a notamment remercié le Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, le Ministère de l’Industrie et du Commerce, l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations ainsi que la Confédération Générale des Entreprises du Maroc pour leur appui et leur accompagnement.

Ses remerciements se sont également adressés aux partenaires institutionnels et médiatiques, aux membres de la Fédération de l’Industrie Minérale, aux comités scientifique et d’organisation, aux intervenants et à l’ensemble des équipes mobilisées pour préparer cette édition, ainsi qu’aux partenaires et sponsors pour leur confiance et leur contribution au développement de l’écosystème minier.

En conclusion, le président de la FDIM a rappelé les différentes étapes de développement de l’IMC Morocco : une ambition lancée en 2024, une dimension internationale renforcée en 2025 et, en 2026, une nouvelle étape franchie avec le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, et la présence du Gabon comme pays invité d’honneur.

L’objectif affiché est de faire de l’IMC Morocco un Congrès qui réunit, rapproche et connecte les acteurs, tout en contribuant à faire émerger des partenariats, des investissements et des projets. Le défi consiste désormais à faire en sorte que les ressources du continent se traduisent davantage en capacités industrielles, en emplois, en compétences, en savoir-faire et en valeur créée en Afrique. Une ambition présentée comme à la fois industrielle et économique, appelée à être portée collectivement par les acteurs du secteur.

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