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Le Maroc porte sa capacité de stockage des céréales à un niveau record de 68,7 millions de quintaux

Le Maroc poursuit le renforcement de son dispositif de stockage des céréales afin de consolider sa sécurité alimentaire et d’améliorer sa capacité à faire face aux fluctuations des marchés internationaux ainsi qu’aux aléas des campagnes agricoles. Cette stratégie s’appuie sur des investissements soutenus dans les infrastructures de stockage et sur la modernisation des équipements destinés à préserver les réserves nationales.

Selon les chiffres publiés par l’Office National Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses (ONICL), la capacité nationale de stockage a atteint 68,7 millions de quintaux à la fin de l’année 2025, contre près de 60 millions de quintaux un an auparavant. Cette progression de 8,7 millions de quintaux traduit l’extension continue des capacités logistiques du Royaume.

Une répartition entre organismes spécialisés, minoteries et alimentation animale

Les organismes spécialisés concentrent la plus grande part de cette capacité avec 43,29 millions de quintaux. Les minoteries industrielles disposent, pour leur part, d’une capacité de 17,30 millions de quintaux, tandis que les unités de fabrication d’aliments composés pour le bétail représentent 8,12 millions de quintaux supplémentaires.

Cette organisation permet d’assurer une meilleure gestion des stocks tout en répondant aux besoins des différentes filières agricoles et agroalimentaires.

Des silos modernes pour améliorer la conservation des céréales

Le programme de modernisation des installations se poursuit à travers le pays. Désormais, plus de 40 % des capacités de stockage des organismes spécialisés reposent sur des silos modernes, offrant de meilleures garanties en matière de conservation, de sécurité sanitaire et de réduction des pertes.

Ces infrastructures permettent de préserver la qualité des céréales sur une période plus longue tout en optimisant la gestion des réserves stratégiques.

Casablanca-Settat demeure le principal pôle de stockage

Le Royaume dispose actuellement de 169 entrepôts dédiés au stockage des céréales répartis sur l’ensemble du territoire.

Les régions de Casablanca-Settat et Fès-Meknès arrivent en tête avec 56 entrepôts chacune, suivies de Rabat-Salé-Kénitra (14), de l’Oriental (13), de Souss-Massa (12) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (8). Les régions de Marrakech-Safi et Béni Mellal-Khénifra comptent chacune cinq infrastructures.

En matière de capacité, Casablanca-Settat domine largement avec 19 millions de quintaux, soit 44 % des capacités des organismes de stockage. Fès-Meknès occupe la deuxième place avec 11 millions de quintaux, représentant près de 26 % du total national.

Des infrastructures de plus grande capacité

Les données révèlent également une montée en puissance des grands centres de stockage. Plus de la moitié des entrepôts disposent d’une capacité supérieure à 170 000 quintaux, tandis que la capacité moyenne atteint environ 265 000 quintaux par site.

Cette évolution renforce la flexibilité du système national et facilite la gestion des volumes issus des récoltes locales comme des importations.

Une meilleure valorisation des capacités disponibles

Pour optimiser l’utilisation des infrastructures existantes, l’ONICL a mis en place un dispositif de stockage temporaire. Celui-ci permet aux opérateurs de mettre à disposition ou de louer les capacités inutilisées, afin d’améliorer le taux d’occupation des entrepôts et de répondre plus efficacement aux besoins du marché, notamment durant les périodes de forte demande.

Grâce à cette montée en capacité et à la modernisation progressive de ses infrastructures, le Maroc poursuit le renforcement de sa souveraineté alimentaire et consolide son dispositif stratégique de gestion des stocks céréaliers.

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