Une nouvelle stratégie africaine de la France
À l’occasion du sommet « Africa Forward », organisé les 11 et 12 mai à Nairobi, la France redéfinit sa stratégie en Afrique, en prenant progressivement ses distances avec l’espace francophone traditionnel, fragilisé ces dernières années par des crises politiques et des coups d’État dans la région du Sahel.
Malgré ce repositionnement, les entreprises françaises maintiennent un niveau d’investissement soutenu sur le continent, confirmant l’importance stratégique de l’Afrique dans leurs perspectives de croissance.
Plus de 4.200 filiales françaises en Afrique
Selon une étude conjointe de Deloitte et du Medef, relayée par la presse économique, la France compte aujourd’hui plus de 4.200 filiales implantées en Afrique. Pour plusieurs acteurs institutionnels, le continent ne représente plus uniquement un marché d’exportation, mais devient progressivement un espace de production et de co-industrialisation.
Le Maroc, plateforme incontournable
Dans ce contexte de réorganisation des investissements, le Maroc se distingue comme un hub majeur pour les entreprises françaises. Le Royaume constitue l’une des principales destinations des investissements tricolores et sert de base stratégique pour rayonner vers le reste du continent africain.
Plusieurs groupes industriels y sont fortement implantés depuis des décennies. Certains, à l’image du groupe BEL, y ont installé des unités de production depuis les années 1970, illustrant la profondeur des liens économiques entre les deux pays.
Un rôle renforcé dans la stratégie régionale
Malgré la diversification géographique des investissements français en Afrique, avec une part croissante dirigée vers des zones non francophones, le Maroc conserve son statut de porte d’entrée privilégiée vers les marchés africains.
Cette position renforce son attractivité en tant que plateforme régionale d’investissement, de production et de distribution pour les entreprises internationales souhaitant accéder au continent.