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Dessalement de l’eau : le Maroc accélère avec 4 chantiers en cours et 11 projets programmés

Le Maroc poursuit le renforcement de sa stratégie hydrique à travers un vaste programme de dessalement de l’eau de mer, destiné à sécuriser l’approvisionnement en eau potable et à soutenir les besoins agricoles et industriels face aux défis climatiques.

Une capacité déjà en forte progression
Selon le ministère de l’Équipement et de l’Eau, le pays dispose déjà de 17 stations de dessalement opérationnelles, pour une capacité annuelle cumulée d’environ 410 millions de m³. Cette infrastructure constitue la base d’un système en pleine expansion.

Quatre grands chantiers en cours
Actuellement, quatre projets sont en cours de réalisation et devraient ajouter environ 447 millions de m³ supplémentaires par an.

Parmi les projets les plus structurants figure la station de Casablanca, avec une capacité prévue de 300 millions de m³ destinée à l’eau potable et à l’irrigation. À Dakhla, une nouvelle station permettra de produire 37 millions de m³ pour les usages domestiques et agricoles, renforçant l’approvisionnement des provinces du Sud.

Les extensions des stations de Jorf Lasfar et Safi viendront également renforcer les capacités existantes, en combinant besoins industriels et alimentation en eau potable.

11 projets programmés pour un réseau national élargi
En parallèle, 11 nouveaux projets sont programmés à travers le Royaume, dont plusieurs extensions. La station de Souss-Massa devrait atteindre 350 millions de m³ par an, ce qui en fera la plus grande unité du pays.

Rabat et la région de l’Oriental sont également concernées, avec des capacités prévues de 300 millions de m³ chacune. D’autres projets toucheront Tanger, Guelmim, Tan-Tan, Tarfaya, Boujdour, El Jadida et Essaouira, avec des usages mixtes allant de l’eau potable à l’irrigation et à l’industrie.

Une stratégie pour la sécurité hydrique
Grâce à ces investissements, la capacité nationale en eau dessalée devrait dépasser 1 milliard de m³ par an dès 2027, atteindre 1,6 milliard en 2028, puis plus de 1,7 milliard en 2030.

Ce programme ambitieux confirme le choix stratégique du Maroc de diversifier ses ressources hydriques et de réduire sa dépendance aux précipitations, dans un contexte de stress hydrique croissant.

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